Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Internationale |

ABANDONNÉS PAR LES AMÉRICAINS EN SYRIE

Les alliés anti-Daesh dans l'expectative

Taille du texte : Decrease font Enlarge font
La coalition fourvoyée par les américainsLa coalition fourvoyée par les américains

Qualifiant le départ de leurs troupes, sur ordre du président Trump, de «changement tactique», mais ils ont promis le maintien de «capacités antiterroristes dans la région».

Le chef du Pentagone a formulé hier de vagues promesses de soutien à la coalition anti-Etat islamique (EI), qui reste dans l'expectative, même si l'heure du départ des soldats américains approche.
Les 13 ministres de la Défense des principaux pays de la coalition internationale antijihadiste, réunis en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich, cherchent depuis des semaines une réponse au casse-tête du retrait du principal contributeur à cette alliance militaire.
Le chef intérimaire du département à la Défense, Patrick Shanahan, ne leur a pas apporté de solution concrète. «Si le temps est venu de réduire le nombre de troupes américaines au sol dans le nord-est de la Syrie, les Etats-Unis restent engagés en faveur de la cause de la coalition, de la défaite permanente de l'EI au Moyen-Orient et au-delà», a-t-il dit. Qualifiant le départ de ses troupes, sur ordre du président Donald Trump, de «changement tactique», il a promis le maintien de «capacités anti-terroristes dans la région» et de rester «au côté des alliés et partenaires». Sans plus de précisions. Pourtant, aux yeux des alliés, le temps presse, le retrait unilatéral des Américains devant intervenir dès que les derniers combattants de l'EI, acculés dans un territoire d'un kilomètre carré dans l'Est syrien, seront vaincus par le feu des forces arabo-kurdes (FDS) et de la coalition. Hôte de la réunion d'hier, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen a ainsi souligné que si «le califat physique a été détruit (...), l'EI change de visage et se réorganise dans la clandestinité, bâtissant des réseaux avec d'autres groupes terroristes, y compris un réseau mondial».
A Paris, on veut aussi s'»assurer qu'aucune résurgence ou métamorphose de Daesh (l'acronyme arabe de l'Etat islamique) ne s'opère en Syrie ou ailleurs» car le retrait américain fait craindre une dispersion des combattants étrangers de l'EI et la réapparition de cellules en Syrie. Autre enjeu majeur: l'avenir des zones contrôlées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), une fois disparu le bouclier américain. La Turquie, qui qualifie l'YPG de groupe terroriste, va-t-elle attaquer ses ennemis kurdes? Damas, qui réclame la fin de l'autonomie kurde dans cette zone, va-t-il reprendre la main avec ses alliés iraniens et russes? M. Shanahan avait indiqué plus tôt dans la semaine que des discussions étaient en cours sur «comment assurer la stabilité et la sécurité, avec quelles ressources, et qui fournirait l'effort». Il avait ainsi évoqué la création d'une force d'observateurs ayant le double objectif éviter un assaut de l'armée turque contre les Kurdes syriens, et empêcher des cellules jihadistes de se reconstituer dans la région. «Nos soldats quittent le terrain, mais nos alliés peuvent rester pour éviter que la situation dérape», avait-il dit. L'idée est fraîchement accueillie par Paris, qui contribue aux opérations de la coalition à hauteur de 1 200 hommes (artillerie, forces spéciales, frappes aériennes et formation de l'armée irakienne). «Nous sommes aujourd'hui dans l'interrogation sur cette zone tampon: qui en assurerait la surveillance, qui en seraient les garants, quels en seraient les contours, quelles garanties offrirait-elle aux Forces démocratiques syriennes, aux populations kurdes?», commentait mercredi dernier le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
En coulisses, la réaction est plus dure encore: «Il est totalement hors de question d'avoir des Français au sol sans les Américains» sur le terrain», a affirmé à l'AFP une source française. D'autant que «pour sécuriser une telle zone de 400 km de long sur 30 km de large, il faudrait 20.000 hommes», se désespère un haut gradé européen.
Les décisions de la coalition seront en tout cas scrutées par la Turquie, la Russie et l'Iran, dont les présidents se sont félicités jeudi à Sotchi (Russie) du retrait américain. «La réalisation de cette étape serait un point positif qui aiderait à stabiliser la situation», a fait valoir Vladimir Poutine.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha