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LES ENJEUX INTERNATIONAUX SE JOUENT CHEZ MADURO

Les GI. prêts à attaquer le Venezuela

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L'échiquier semble ne pas être peaufiné comme cela a été conçu lors de la défunte Guerre froide. Le cas du Venezuela qui tient à sa souveraineté et à ses ressources naturelles cause un sérieux casse-tête à l'impérialisme américain et ses alliés.

La situation au Venezuela s'accélère, c'est une situation qui reflète le déplacement de l'enjeu international tel qu'il est vu par les Etats-Unis et leurs alliés. Ce déplacement géostratégique ne fait qu'exacerber les luttes d'influence pour ainsi transformer le continent de l'Amérique latine en un véritable théâtre de la nouvelle Guerre froide, mais avec une démarche qui coupe court avec les anciens antagonismes qui existaient durant la période soviétique où les Etats-Unis s'investissaient mordicus pour régenter le Moyen-Orient et mettre en place des républiques bananières en Amérique latine. Une manière d'imposer son maccarthysme et sa doctrine de Monroe visant à gérer d'une main de fer les zones d'influence pétrolifère et dotées de ressources naturelles.
L'échiquier semble ne pas être peaufiné comme cela a été conçu lors de la défunte Guerre froide. Le cas du Venezuela qui tient à sa souveraineté et à ses ressources naturelles cause un sérieux casse-tête à l'impérialisme américain et ses alliés.
Les USA ont essayé moult fois de fomenter et organiser des coups d'Etat pour faire tomber un gouvernement qui prône une politique hostile aux desiderata et aux injonctions de l'Oncle Sam. Le régime bolivarien qui s'est imposé par les urnes grâce à un Chavez déterminé à redonner au peuple vénézuélien sa souveraineté d'élire ses représentants en toute démocratie, n'a pas été du bon goût des USA qui voyaient le retour des souverainistes et de surcroît des socialistes bolivariens au pouvoir. Depuis, les Etats-Unis entreprenaient des pressions pour faire descendre le président élu démocratiquement par le peuple vénézuélien, Nicolas Maduro. Concernant les événements du 23 janvier de l'année en cours, l'Oncle Sam a fait recours à une tentative du putsch pour remettre en cause la légitimité du président Maduro en déclarant, voire en reconnaissant le président de l'Assemblée nationale, Juan Guaidó comme président du Venezuela. Cette tentative n'a pas été suivie de résultats probants au plan international, puisque le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a réagi par rapport à cette nouvelle situation en réaffirmant clairement que «la communauté internationale ne reconnaît que le président Nicolas Maduro comme président vénézuélien élu légitimement par son peuple». Cette tournure a suscité le courroux des USA qui ont rallié une trentaine de pays à leur cause, alors que 130 pays ont reconnu le président en fonction comme président légitime du Venezuela. C'est un échec cuisant, surtout quand on sait que parmi les pays qui n'ont pas suivi la démarche US il y a la Chine, la Russie et l'Inde. Les Etats-Unis ne veulent pas lâcher prise, ils persistent dans leurs pressions pour faire tomber le président Maduro. Mais les tiraillements des puissances internationales font que l'enjeu perdure, mais les menaces de l'Oncle Sam prennent de plus en plus la piste d'une intervention militaire pour s'emparer des ressources naturelles de ce pays pétrolier et riche en gaz et du lithium et autres riches qui convoitent les Etats-Unis dans leur entreprise de perdurer et maintenir mainmise en tant qu'hyperpuissance mondiale.
Les enjeux géostratégiques se font corser au Venezuela, mais la résistance des partisans de la légitimité incarnée par Nicolas Maduro se consolident davantage, mais les jours à venir témoigneront de la férocité des Etats-Unis qui veulent coûte que coûte rallier le Venezuela au club des républiques bananières et soumises au diktat de l'impérialisme américain et ses alliés.

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