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REPORT DE LA RENCONTRE POUTINE-NETANYAHU PRÉVUE AUJOURD'HUI

Un face-à-face lourd de sens

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Un face-à-face lourd de sens

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reporté hier une rencontre prévue aujourd'hui, en Russie, avec le président Vladimir Poutine, un choix tenant au calendrier des prochaines législatives en Israël, selon des responsables dans les deux pays. M. Netanyahu était censé voir M. Poutine pour discuter de la Syrie, pays ciblé par Israël. Il devait s'agir de leur premier face-à-face prolongé depuis le 17 septembre, date à laquelle des batteries syriennes avaient abattu par erreur un avion russe, lors d'une attaque de l'aviation israélienne camouflée derrière l'appareil russe. La mort de 15 soldats russes avait provoqué de sérieuses tensions entre la Russie et Israël et remis en cause la liberté d'agression revendiquée par Israël en Syrie. Ces entretiens prévus aujourd'hui coïncidaient toutefois avec une échéance électorale significative en Israël, avec la date butoir pour soumettre les listes de candidats aux législatives du 9 avril.
A cette heure, des tractations vont toujours bon train en vue d'éventuelles fusions de listes qui pourraient avoir une influence sur l'issue du scrutin. «D'un commun accord entre les deux parties (israélienne et russe), la rencontre prévue demain entre le Premier ministre et le président Poutine est reportée de plusieurs jours», a déclaré un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat. Ils «s'entretiendront par téléphone demain matin (jeudi matin, ndlr) et une nouvelle date de rencontre sera fixée le plus vite possible», a-t-il dit, sans fournir les raisons de ce report. «Pour des raisons de politique intérieure, ils se préparent aux élections, et donc la visite est reportée de quelques jours», a, de son côté, précisé le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, à l'agence Ria Novosti.
Depuis le 17 septembre, Poutine et Netanyahu se sont parlés à plusieurs reprises par téléphone, mais ne se sont vus que brièvement le 11 novembre à Paris, en marge des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, Netanyahu avait qualifié dimanche les discussions à venir avec M.Poutine de «très importantes» pour assurer «la liberté d'action» israélienne en Syrie contre l'Iran et le Hezbollah libanais, tout en évitant les frictions avec les forces russes. L'Iran, le Hezbollah et la Russie sont les alliés du régime de Bachar al-Assad. Netanyahu répète à l'envi qu'il ne laissera pas l'Iran, grand ennemi d'Israël, se servir de la Syrie comme tête de pont militaire. Longtemps, Israël est resté discret sur ses opérations syriennes. Mais Netanyahu a indiqué en janvier que l'aviation avait frappé, ces dernières années, des «centaines» de cibles iraniennes ou du Hezbollah en Syrie.

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