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ILS VEULENT «INTERROMPRE» UN EXERCICE MILITAIRE MAJEUR

Etats-Unis et Corée du Sud donnent des gages à Pyongyang

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A Pocheon, en avril 2017A Pocheon, en avril 2017

Séoul a déploré un «résultat regrettable» mais relevé néanmoins des progrès lors du sommet de Hanoï. Le président Moon Jae-in, cheville ouvrière du rapprochement entre Washington et Pyongyang, a voulu voir le bon côté des choses. La réunion a permis des «progrès significatifs».

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont l'intention d'«interrompre» leurs exercices militaires annuels conjoints au moment où le président américain Donald Trump poursuit ses efforts afin d'améliorer les relations avec la Corée du Nord, a affirmé vendredi un responsable américain. Cette déclaration d'un représentant américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat, intervient deux jours après la rencontre entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Hanoi. Ce sommet n'a donné lieu à aucun accord mais les deux parties souhaitent garder la porte du dialogue ouverte.
Le site américain NBC News avait, le premier - en citant deux responsables de la défense américaine - annoncé le report des manoeuvres militaires «Foal Eagle» qui ont généralement lieu au printemps.
Ces exercices militaires conjoints, organisés régulièrement par les deux alliés, provoquent chaque année la colère de Pyongyang qui les présente comme une répétition générale d'une invasion de la Corée du Nord. Dans le passé, 200.000 soldats sud-coréens et quelque 30.000 soldats américains ont participé aux manoeuvres conjointes annuelles «Foal Eagle» et «Key Resolve». Depuis le premier sommet entre Trump et Kim à Singapour en juin, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont réduit ou supprimé plusieurs exercices militaires conjoints, et les bombardiers américains ne survolent plus la Corée du Sud.
Le président américain s'est plaint à plusieurs reprises de l'aspect coûteux de ces exercices. NBC a indiqué que les exercices annuels seront remplacés par des manoeuvres «plus restreintes et spécifiques à la mission».
Le président républicain a cependant exclu le retrait des quelque 28.500 soldats déployés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique.
Séoul a déploré un «résultat regrettable» mais relevé néanmoins des progrès.
Le président sud-coréen Moon Jae-in, cheville ouvrière du rapprochement entre Washington et Pyongyang, a également voulu voir le bon côté des choses.
La réunion a permis des «progrès significatifs», Donald Trump et Kim Jong Un renforçant leur «confiance» et «compréhension mutuelle».Certains analystes abondent dans ce sens: «Je ne pense pas que (l'échec) soit un désastre, cela ne met pas un terme au processus de dialogue», a déclaré Chris Green, de l'International Crisis Group. M. Trump ne pouvait risquer «un mauvais accord» et «cette position dure va lui bénéficier». Mais d'autres dénoncent un manque de préparation en amont.
Le blocage démontre l'importance «des discussions de travail», a relevé Kathleen Stephens, l'ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Corée du Sud. De son côté, la Chine a appelé Washington et Pyongyang à poursuivre leur dialogue, soulignant que la question nucléaire nord-coréenne ne pouvait pas être résolue «du jour au lendemain».

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