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ALORS QUE SA FLOTTE COMPTE PLUS DE 100 APPAREILS

157 morts dans le crash d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines

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Un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi s'est écrasé hier matin peu après le décollage et les 157 personnes qui se trouvaient à bord ont péri dans l'accident.»Le P-DG du groupe, qui est actuellement sur le site de l'accident, a le regret de confirmer qu'il n'y a pas de survivant», a indiqué Ethiopian Airlines. Le communiqué est accompagné d'une photo du P-DG au milieu d'un cratère de terre retournée, creusé par le crash et parsemé d'effets personnels et de débris. Sur place, une équipe de l'AFP a constaté le déploiement de militaires et de policiers, ainsi que la présence d'une équipe d'enquête de l'Agence éthiopienne de l'aviation civile. Des policiers en civil ont interdit de prendre des photos du site. L'appareil avait décollé à 8h38 de l'aéroport international Bole d'Addis Abeba et «perdu le contact» six minutes plus tard, selon la même source. Il devait atterrir à Nairobi vers 10h30. Les conditions météorologiques étaient bonnes hier matin à Addis Abeba. L'appareil s'est écrasé dans la région de Bishoftu en région Oromia, à une soixantaine de kilomètres au sud d'Addis Abeba. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a indiqué dans un tweet «vouloir exprimer ses profondes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches bien-aimés sur le vol régulier d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi, au Kenya, ce matin». «Nous sommes attristés par les nouvelles indiquant qu'un avion de ligne d'Ethiopian Airlines s'est écrasé six minutes après le décollage en direction de Nairobi. Mes prières vont à toutes les familles et aux proches de ceux qui étaient à bord», a pour sa part twitté le président kényan Uhuru Kenyatta.
Le président de la commission de l'Union africaine Moussa Faki a également envoyé un message de condoléances. La compagnie Boeing s'est déclarée «profondément attristée d'apprendre la disparition des passagers et de l'équipage du vol Ethiopian Airline 302», dans un communiqué précisant qu'une équipe technique était mise à disposition pour aider l'enquête. De son côté, Ethiopian Airlines a ouvert un centre d'information des passagers et un numéro de téléphone pour les proches des personnes susceptibles d'avoir été à bord de l'avion. Sur son compte Twitter, les couleurs vives de la compagnie ont été remplacées par du noir et blanc.
A l'aéroport international de Nairobi (Jkia), les proches des passagers étaient pris en charge dans un hôtel situé dans l'enceinte de l'aéroport. Dans la matinée, certains d'entre eux avaient fait part de leur mince espoir de revoir leur parent en vie.»
J'espère encore que tout va bien», avait glissé Peter Kimani, venu chercher sa soeur Florence Wangari, une infirmière «qui voyage beaucoup». «Nous ne pouvons que prier pour qu'elle n'ait pas pris place dans l'avion». Khalid Ali Abdulrahman a de son côté eu beaucoup de chance. Venu chercher son fils à l'aéroport, il apprend sur place que son avion s'est écrasé.»J'étais sous le choc mais peu de temps après, mon fils m'a appelé pour me dire qu'il était toujours à Addis et qu'il n'avait pas embarqué sur ce vol», a-t-il déclaré. La compagnie Ethiopian Airlines, détenue à 100% par l'Etat éthiopien, a connu une très forte expansion ces dernières années. Sa flotte compte plus de 100 appareils, ce qui en fait la plus importante sur le continent africain.

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