Accueil |Internationale |

SYRIE

Des ONG insistent sur la situation humanitaire dramatique

Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Pour la directrice Moyen-Orient de l'ONG CARE, Nirvana Shawky, «ce qui se passe en Syrie est une véritable tragédie. Cette guerre a entraîné le plus important déplacement de population depuis la Seconde Guerre mondiale et, en moyenne, 170 personnes ont été tuées chaque jour.

La situation sanitaire et humanitaire en Syrie, huit ans après le début du conflit, est dramatique et la mobilisation de la communauté internationale reste indispensable, estiment hier des ONG humanitaires. Alors que s'ouvrait hier à Bruxelles la troisième «conférence pour l'avenir de la Syrie», Médecins du Monde a affirmé dans un communiqué que «les besoins humanitaires, notamment en santé, sont immenses pour la population civile syrienne traumatisée et épuisée par un conflit qui n'en finit pas». MDM rappelle que «plus de 400.000 personnes sont mortes et
13,2 millions ont besoin d'une assistance» dans le pays, que les deux-tiers des personnels de santé ont quitté. «Comment accepter que la Syrie soit le pays le plus dangereux pour le personnel de santé, avec 102 soignants morts en 2018?», a demandé le docteur Philippe de Botton, président de Médecins du Monde. «Actuellement 70% des attaques contre le personnel de santé dans le monde ont lieu en Syrie».
Pour la directrice Moyen-Orient de l'ONG CARE, Nirvana Shawky, «ce qui se passe en Syrie est une véritable tragédie. Cette guerre a entraîné le plus important déplacement de population depuis la Seconde Guerre mondiale et, en moyenne, 170 personnes ont été tuées chaque jour, depuis huit ans». «Comme dans chaque conflit», ajoute CARE dans un communiqué, «les filles et les femmes sont le plus durement impactées. On estime qu'elle représentent 72% des personnes ayant besoin d'aide humanitaire en Syrie». «Après huit ans d'un conflit épouvantable, nous pensions avoir vu le pire, mais les années passent et le constat est de plus en plus alarmant. La relégation au second plan dans les médias de ce sujet ne doit pas nous faire oublier la tragédie en cours, notamment pour le personnel soignant», a plaidé le docteur
de Botton. «Quinze pour cent des Syriens ont des besoins en santé mentale à cause des traumatismes subis, auxquels MDM tente de répondre», ajoute le communiqué. «Cette crise invisible aura des répercussions pour les générations à venir si les parties impliquées ne les prennent pas en compte». «La Conférence sur la Syrie qui s'ouvre le 12 mars à Bruxelles doit répondre avec force à ces besoins», estime Médecins du Monde, qui «appelle la communauté internationale à ne pas se désengager de cette crise et à intensifier son soutien aux acteurs humanitaires». «Tant que les retours en Syrie ne sont pas sûrs et dignes», CARE appelle «les pays donateurs à continuer d'aider les pays voisins de la Syrie qui accueillent un grand nombre de réfugiés».

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha