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PRÈS DE 15 SOLDATS TUÉS AU CENTRE DU MALI

"Lourd bilan" après l'attaque d'un camp militaire

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Les autorités maliennes et les forces internationales avaient espéré une baisse des violences dans le centre après avoir donné pour mort fin novembre, le prédicateur radical peul Amadou Koufa, principal chef terroriste dans la région.

Des militaires maliens ont été tués lors d'une attaque de présumés terroristes, hier, contre un camp de l'armée dans le centre du pays, selon un bilan allant de quatre à 15 tués, encore imprécis mais qui sera «lourd», ont indiqué des sources sécuritaires et militaire. Le camp des Forces armées maliennes (FAMa) de Dioura, à l'est de la capitale régionale Mopti, a été attaqué en fin de nuit par un «commando arrivé à moto et à bord de véhicules», selon une source militaire malienne. «Plusieurs militaires ont été tués et portés disparus», a déclaré cette source. «Nos hommes ont riposté. Moi, j'ai vu au moins quatre corps par terre. On n'a pas de bilan précis, mais il y a beaucoup de dégâts», a expliqué une autre source militaire malienne s'exprimant sous le couvert de l'anonymat dans l'attente d'un communiqué officiel du ministère de la Défense. Une source sécuritaire malienne a de son côté évoqué «un lourd bilan d'au moins huit morts». «Il y a des militaires qui sont morts, d'autres disparus, d'autres blessés. Je ne veux pas non plus confirmer ou infirmer le chiffre de 15 militaires tués. Un homme vu couché n'est pas forcément mort», a ajouté cette source. Par ailleurs, une source sécuritaire étrangère a déclaré que des «vérifications» étaient «en cours pour confirmer ou pas le chiffre d'au moins
15 morts» avancé par des civils dans la localité de Dioura. Malgré la mission des Nations unies au Mali (Minusma), une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences terroristes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, soit 11 de plus qu'en 2017, selon l'ONU. Les autorités maliennes et les forces internationales avaient espéré une baisse des violences dans le centre après avoir donné pour mort fin novembre le prédicateur radical peul Amadou Koufa, principal chef terroriste dans la région. Mais il est «vraisemblable» qu'il soit toujours en vie, a concédé l'état-major français, après l'apparition récente dans une vidéo d'un homme présenté comme Amadou Koufa. En outre, la situation instable sinon problématique dans toute la région du Sahel où prolifèrent plusieurs groupes terroristes parmi lesquels le groupe autoproclamé Etat islamique et le groupe Aqmi, proche d'Al Qaïda, a évolué depuis les cinq dernières années puisqu'une aggravation de l'insécurité touche la totalité des pays en butte au terrorisme.
Les cinq pays concernés ont beau accueillir des forces étrangères comme la force française Barkhane, des missions d'appui militaire américaines, allemandes et canadiennes, notamment, sans compter le contingent des soldats de l'ONU qui constituent souvent la cible principale des attaques terroristes dans la région, il n'en demeure pas moins que le problème de la mouvance extrémiste armée perdure et s'amplifie avec les ramifications connues qu'elle trouve dans les multiples trafics d'arme, de drogue et de migrants dont pâtit l'ensemble de la région sahélienne.

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