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DAESH A DIFFUSÉ SAMEDI UNE VIDÉO SUR INSTAGRAM

L'EI revendique la décapitation d'un Tunisien

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Ce n'est pas la première fois qu'un Tunisien est décapitéCe n'est pas la première fois qu'un Tunisien est décapité

Les zones montagneuses au centre de la Tunisie servent également de repaire à la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la Phalange Okba Ibn Nafaa. Les autorités tunisiennes ont évalué à 100 ou 150 le nombre des combattants actifs de ce groupe.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué le meurtre d'un Tunisien dont le corps a été retrouvé le mois dernier dans le centre de la Tunisie, a rapporté, samedi dernier, le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. Selon SITE, l'EI a diffusé samedi une vidéo sur Telegram montrant la décapitation au Mont Mghilla d'un homme présenté comme Mohamed Lakhdhar Makhloufi. Selon la même source, l'EI accusait cet homme d'être «un espion» des services de sécurité tunisiens. Les forces sécuritaires mènent souvent des opérations de ratissage dans la région du Mont Mghilla pour traquer des terroristes du groupe autoproclamé Etat islamique qui y sont retranchés. Contacté, le ministère de la Défense a indiqué que le corps d'un homme portant le même nom que celui donné dans la vidéo avait été découvert le 21 février par les forces de sécurité dans ce secteur. L'enquête a été confiée au pôle antiterroriste dès la découverte du corps, a déclaré pour sa part Sofiène Sliti, le porte-parole de cet organisme. Ce n'est pas la première fois qu'un Tunisien est décapité par des terroristes de Daesh habitués de ce genre d'assassinat, toujours au même Mont Mghilla. En 2015, Mabrouk Soltani, 17 ans, avait en effet été décapité par un groupe extrémiste dans cette zone. Cet assassinat avait secoué l'opinion publique. Deux années plus tard, son frère aîné, Khelifa Soltani, avait été retrouvé mort lors d'une opération de ratissage lancée après l'annonce de son enlèvement par un groupe «terroriste», dans la même région. Ces deux assassinats avaient aussi été revendiqués par l'EI. Les zones montagneuses au centre de la Tunisie servent également de repaire à la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la Phalange Okba Ibn Nafaa. Les autorités tunisiennes ont évalué à 100 ou 150 le nombre des combattants actifs de ce groupe. La Tunisie reste encore confrontée, après sa révolution en 2011, à un essor de la mouvance terroriste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers. Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis l'attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

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