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SYRIE

D'intenses efforts pour un règlement politique de la crise

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Poutine et al Assad plaident pour la reprise du processus politiquePoutine et al Assad plaident pour la reprise du processus politique

Lors d'une rencontre à Damas avec le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, Bachar al-Assad a déclaré que la coordination entre Moscou et Damas était «un facteur clé» des victoires contre Daesh et les groupes terroristes liés à Al-Qaïda.

Les efforts pour avancer sur la voie d'une solution politique en Syrie s'intensifient notamment avec le déplacement à Damas de l'émissaire de l'ONU, Geir Pedersen, qui a insisté sur la «réconciliation» entre les Syriens pour mettre fin à plus de huit ans de crise. Pour M. Pedersen, quatrième médiateur envoyé par l'ONU depuis le déclenchement de la crise en Syrie en mars 2011, les Syriens «ont besoin de se réunir pour décider ensemble de construire leur avenir». Et «l'ampleur des défis auxquels la Syrie et les Syriens font face est immense», raison pour laquelle «la voie vers une nouvelle Syrie passe par des mesures de confiance et par une réconciliation», a dit mardi le diplomate norvégien sur son compte Twitter, à l'occasion de son second séjour dans le pays depuis sa prise de fonctions en janvier. A son arrivée dimanche dans la capitale Damas, l'émissaire onusien avait souligné qu'il aborderait avec ses interlocuteurs la mise en oeuvre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à un cessez-le-feu et à une transition politique. «Nous concentrerons nos discussions sur les moyens de faire avancer la mise en oeuvre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité (adoptée à l'unanimité le 18 décembre 2015) qui relève de mon mandat, avec l'espoir que cela puisse aboutir à un processus politique mené par les Syriens, contrôlé par les Syriens et facilité par les Nations unies», a-t-il encore dit. De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, qui a rencontré M. Pedersen, a appelé à un règlement politique de la crise et affiché la disposition de son pays à «coopérer avec l'émissaire onusien pour faciliter l'émergence d'une solution politique». Le ministre syrien a toutefois insisté: toute éventuelle transition, comportant des négociations sur une nouvelle Constitution, devra être «dirigée par les autorités syriennes», ces questions relevant selon lui de la «souveraineté» du pays. Le plan de l'ONU pour le règlement de la crise syrienne prévoit la création d'un comité constitutionnel dont les travaux doivent conduire à une révision de la Constitution et à des élections. Ce comité doit comprendre 150 membres: 50 choisis par le pouvoir, 50 par l'opposition et 50 par l'émissaire de l'ONU, afin d'inclure dans la réflexion des experts et des représentants de la société civile. Aucun accord n'a été trouvé jusqu'à présent sur la composition de cette troisième liste qui suscite des divergences entre Damas et l'ONU. Sur le plan humanitaire, les efforts internationaux pour venir en aide à des millions de déplacés s'accélèrent notamment après les succès militaires enregistrés sur le terrain. Dans ce contexte, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayssal Mekdad, a exprimé la reconnaissance de son pays pour les efforts déployés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le domaine humanitaire, notant que le gouvernement de Damas tenait à faciliter ses travaux. Il a aussi salué le travail «constant et actif» du CICR dans le domaine de la sensibilisation à l'importance du droit international humanitaire, en coopération avec le Comité national syrien pour le droit international humanitaire. Sur ce sujet, l'émissaire des Nations unies qui s'est rendu à Homs, s'est félicité du «retour à la normale». Par ailleurs, la conférence des donateurs organisée récemment à Bruxelles en faveur de la Syrie a annoncé un montant de sept milliards de dollars. Les Nations unies ont chiffré les besoins financiers pour 2019 à 5,5 milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) pour assister environ 5,6 millions de Syriens réfugiés hors de leur pays, en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Egypte et à 3,3 milliards de dollars (2,9 milliards d'euros) pour les populations déplacées à l'intérieur du pays. Sur le plan de la lutte anti-terroriste, le président syrien Bachar al-Assad a souligné mardi l'importance de la coordination avec la Russie. Lors d'une rencontre à Damas avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, Bachar al-Assad a déclaré que la coordination entre Moscou et Damas était «un facteur clé» des victoires contre Daech et les groupes terroristes liés à Al-Qaïda. Pour le ministre russe, la lutte contre le terrorisme en Syrie «a enregistré un succès remarquable avec le soutien de la Russie». Il a par ailleurs critiqué «les pays occidentaux» qui «tentent de minimiser tout changement positif en Syrie en créant de nouveaux obstacles à la fin de la crise». Depuis 2011, la crise syrienne a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés, selon un nouveau bilan dévoilé par l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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