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LE PRÉSIDENT CAÏD ESSEBSI COMMÉMORE LE 63ÈME ANNIVERSAIRE DE L'INDÉPENDANCE

"Même Chahed peut revenir à la raison"

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi s'est adressé au peuple tunisien, mercredi dernier, à l'occasion du 63ème anniversaire de la fête de l'Indépendance, depuis le palais de Carthage, et ce en présence de plusieurs personnalités de la scène nationale. Béji Caïd Essebsi a assuré qu'il faut tirer les leçons de l'Histoire pour éviter les erreurs, soulignant que la Tunisie a toujours réussi à relever les défis grâce à l'union nationale.
«C'est ce que j'ai tenté de faire depuis que je suis à la tête de l'Etat». Le président de la République a affirmé que depuis la révolution de 2011, le peuple tunisien a obtenu plusieurs acquis, notamment la liberté d'expression, la liberté de s'organiser, et la Constitution. Par ailleurs, le chef de l'Etat a indiqué que la Constitution stipule que le pouvoir exécutif est géré par le président de la République, le gouvernement et le chef du gouvernement, «or, ça n'a pas été le cas, puisque le gouvernement a été formé sans consultation du président de la République en violation flagrante de la Constitution». «Le pouvoir exécutif est dirigé actuellement avec une seule tête, et le président de la République n'a plus aucune responsabilité. Seulement, si le gouvernement menait à bien sa mission, il n'y aurait pas eu de problèmes, sauf que tous les indicateurs sont négatifs!», s'est-il exclamé. Le chef de l'Etat a passé en revue plusieurs indicateurs, à l'instar du taux d'inflation, l'endettement, et le déficit de la balance commerciale, soulignant la dégradation flagrante, outre la dégringolade des indicateurs énergétiques, notamment, la baisse de production du phosphate et du pétrole, estimant qu'il est nécessaire de remédier à cette situation, tout en mettant en exergue le rôle de l'armée dans la préservation des ressources naturelles. «Ce qui m'importe c'est l'intérêt de la Tunisie. Il nous faut de la fermeté et de la présence. Cependant, la Tunisie n'a pas plus le choix. Elle ne peut qu'emprunter et s'endetter». Béji Caïd Essebsi est revenu sur l'initiative concernant l'égalité successorale estimant qu'il s'agit d'une application des dispositions de la Constitution qui impose l'égalité. Le président de la République a assuré que la Tunisie ne peut avancer sans l'unité nationale et le rassemblement de toutes les composantes. «Certains partis ont quitté l'initiative de l'union nationale sans la moindre raison à l'instar de Machrouû ou encore Al Joumhouri. Cela dit, tout est encore possible, même Chahed peut revenir à la raison et rejoindre l'union nationale dans l'intérêt de la Tunisie».

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