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FIN, HIER, DE LA 2E TABLE-RONDE SUR LE SAHARA OCCIDENTAL

La stratégie de Kohler

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40 ans de spoliation et de détresse40 ans de spoliation et de détresse

Les discussions ont été axées sur trois points essentiels, l'instauration d'un climat de confiance, pour décrisper l'ambiance de la réunion, l'examen de la dernière résolution du Conseil de sécurité et les possibilités d'une relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

Convoquée par l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, l'ancien président allemand Horst Kohler, la 2ème table-ronde sur le conflit du Sahara occidental s'est achevée hier, à Brusins, dans les environs de Genève, après que les délégations présentes, le front Polisario et le Maroc, en tant que parties intégrantes et l'Algérie et la Mauritanie, en leur qualité d'invités, eurent poursuivi les travaux dans une séance non-stop. Ces discussions s'inscrivent dans le cadre pertinent de la résolution 2440 du Conseil de sécurité de l'ONU qui préconise une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable afin de garantir la tenue du référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui. Etaient présents à cette deuxième table-ronde le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le membre du Secrétariat national du Front et chef de l'équipe de négociation sahraouie, Khatri Addouh, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le ministre mauritanien des Affaires étrangères Ismail Ould Cheikh Ahmed, tous deux invités par Hosrt Kohler en tant que pays voisins. Une déclaration de l'Envoyé onusien et une conférence de presse des chefs de délégation des parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario étaient prévus dans le courant de l'après-midi pour tirer les premiers enseignements de cette nouvelle rencontre. On savait déjà que les discussions ont été axées sur trois points essentiels, qui portaient sur l'instauration d'un climat de confiance, à partir duquel l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu comptait décrisper l'ambiance de la réunion, l'examen de la dernière résolution du Conseil de sécurité en vue de parvenir à une lecture concordante de ses dispositions, notamment celles qui ont trait au droit du peuple sahraoui à son autodétermination, et enfin aux possibilités d'une relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA), qui constitue un des enjeux régionaux capables de déverrouiller la situation. Horst Kohler avait, on s'en souvient, multiplié les consultations préalables avec chacune des parties concernées et invitées au moment où il préparait l'organisation de cette deuxième table-ronde qui a déjà tenu des consultations avec les délégations afin de préparer la table-ronde, joue en quelque sorte son va-tout tant il souhaite faire fructifier la dynamique positive enregistrée au terme de la première table-ronde qui a eu lieu en décembre dernier à Genève, au coeur même de l'institution onusienne. Il avait ainsi manifesté son optimisme prudent mais volontariste, affirmant qu'une solution «pacifique» au conflit du Sahara occidental est «possible», ajoutant à dessein que «personne ne gagne à maintenir le statu quo» et qu'il reste donc «fermement convaincu qu'il est dans l'intérêt de tous de résoudre ce conflit». Occupé illégalement par le Maroc, le Sahara occidental est le dernier territoire colonisé du continent africain et son peuple souffre des affres de l'injustice depuis plus de 40 ans. Figurant dans la liste des territoires non autonomes établie par l'ONU ayant par-là même droit à son autodétermination, le Sahara occidental attend de la communauté internationale et de l'organisation qui l'incarne la pleine reconnaissance et le respect de ses droits inaliénables tels qu'ils sont reconnus dans les résolutions du Conseil de sécurité. Telle est la mission de Horst Kohler et telles sont les recommandations des membres permanents du dit Conseil de sécurité, la France exceptée pour les raisons politiques et économiques que l'on sait, un mois avant la fin du mandat de six mois consenti à la Minurso, malgré les manoeuvres de Paris qui plaidait pour une durée d'un an plein...

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