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30E SOMMET DE LA LIGUE ARABE À TUNIS

Les exigences d'une crise profonde

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L'émir du Qatar a quitté précipitamment la TunisieL'émir du Qatar a quitté précipitamment la Tunisie

Le porte-parole du 30ème Sommet, Mahmoud, Khemiri a évoqué «la possibilité d'engager une action arabe auprès des Nations unies, pour contrer les décisions du président américain concernant «la prétendue souveraineté» d'Israël sur le Golan occupé et El Qods.

Le 30e Sommet des chefs d'état de la Ligue arabe s'est tenue hier à Tunis, avec à l'ordre du jour plusieurs dossiers concernant la cause palestinienne, la crise syrienne, la situation en Libye et au Yémen ainsi que d'autres questions d'ordre économique, social et sécuritaire. Ce sommet s'est déroulé dans un contexte particulier,caractérisé par plusieurs évènements politiques et principalement les agressions continues d'Israêl dans la bande de Ghaza, à El Qods-Est et dans les territoires palestiniens occupés ainsi que la reconnaissance, par le président américain Donald Trump de la «souveraineté» d'Israël sur le Golan syrien occupé par l'état hébreu depuis 1967. Cette reconnaissance illégale a d'ailleurs été au centre des réunions préparatoires du sommet, compte tenu de la volonté des participants d'exprimer haut et fort leur rejet total de la décision américaine qui intervient dans le droit fil de la décision prise voici deux ans du transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à El Qods occupée. Avant même la tenue du sommet, le SG de la Ligue arabe, Ahmed Abou Gheit, l'avait qualifiée de «nulle et non avenue dans le fond et dans la forme», ajoutant que «toute déclaration émanant d'un pays quelconque ne changera rien à la réalité», dès lors que la décision du président américain «ne repose sur aucun fondement juridique». «Légaliser l'occupation est une nouvelle orientation de la politique américaine», avait ainsi constaté M. Aboul Gheit, qui concluait que «les Arabes rejettent cette nouvelle orientation». De son côté, le porte-parole du 30ème Sommet, Mahmoud Khemiri, a évoqué «la possibilité d'engager une action arabe auprès des Nations unies à New York, pour contrer les décisions du président américain relatives à la reconnaissance de «la prétendue souveraineté» d'Israël sur le plateau syrien du Golan occupé et d'El Qods comme capitale d'Israël. Les dirigeants arabes ont ainsi statué sur les conclusions de la réunion préparatoire des ministres arabes des Affaires étrangères, d'abord avec l'examen de la cause palestinienne à la lumière des derniers développements. Ils ont recommandé la relance de l'initiative de paix arabe, condamnant les violations perpétrées par Israël dans la ville d'El Qods occupée, la poursuite des colonies ainsi que les exactions dont font l'objet l'Intifada, les détenus et les réfugiés palestiniens. Dans la foulée, ils ont exprimé leur solidarité avec le Liban, tout en dénonçant «les ingérences étrangères dans les questions arabes».
L'autre grand dossier a permis aux participants de réitérer leur soutien aux efforts du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, ainsi que leur appui résolu aux contributions menées dans le cadre onusien par le Groupe des pays voisins qui oeuvre à la préservation de l'intégrité et de la souveraineté de la Libye, loin de toute ingérence extérieure. Inscrits à l'ordre du jour du sommet, les questions liées au terrorisme qui affecte plusieurs pays membres de l'organisation dont il faut assurer la sécurité pour éviter toute propagation des groupes extrémistes et celles tributaires de la réforme institutionnelle de la Ligue qu'exigent les récents développements intervenus aux plans régional et international ont bénéficié d'une grande attention des chefs d'état participants. Les présidents, souverains arabes et leurs représentants ont, enfin, abordé la thématique de la «stratégie arabe des droits de l'homme» auxquels se sont adossés les projets de résolutions soulevés par le Conseil économique et social (CES) dont les travaux ont abouti à plusieurs décisions, parmi lesquelles le plan d'action arabe pour le traitement des causes sociales à l'origine du terrorisme. Le sommet a entériné le mandatement du secrétariat général en vue de coordonner, avec le CES, les organisations arabes et tous les autres partenaires, la mise en oeuvre des mesures préconisées.
Rappelons que la veille de la tenue du 30ème sommet des chefs d'état, plusieurs réunions ont eu lieu comme celle du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, la quadripartite rassemblant autour de la Ligue arabe, l'Union africaine, l'ONU et l'Union européenne ainsi que la réunion du CNES.

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