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1ER ANNIVERSAIRE DE LA «GRANDE MARCHE DU RETOUR»

3 adolescents palestiniens de 17 ans tués par les Israéliens

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Une jeunesse confrontée aux exactions israéliennesUne jeunesse confrontée aux exactions israéliennes

En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés ce samedi, dont 64 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé ghazaoui.

Des dizaines de milliers de Ghazaouis ont convergé samedi vers la frontière israélienne où les violences avec les soldats israéliens ont fait quatre morts et des centaines de blessés palestiniens, sans atteindre l'intensité susceptible de provoquer l'escalade redoutée. Les Ghazaouis, appelés à se rassembler en masse pour le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé «grandes marches du retour», se sont rassemblés près de la frontière avec des drapeaux palestiniens sous des pluies éparses. Les haut-parleurs des mosquées ont relayé les appels à manifester et des bus ont acheminé les Ghazaouis vers la frontière de l'enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée. Après des semaines de tensions et dans un contexte compliqué par l'approche des élections législatives israéliennes, cet anniversaire a suscité de vives craintes qu'un nouveau conflit éclate avec l'Etat
hébreu. L'armée israélienne avait déployé des milliers de soldats et des dizaines de tireurs d'élite, ainsi que des chars et de l'artillerie. Des affrontements ont bien éclaté, mais sans commune mesure avec, par exemple, le bain de sang qui avait coïncidé avec l'inauguration de l'ambassade des Etats-Unis à El Qods, le 14 mai 2018, faisant plus de 60 morts). à Malaka, à l'est de la ville de Ghaza, la plupart des Ghazaouis se sont tenus hors de portée des tireurs d'élite israéliens postés de l'autre côté de l'hermétique barrière. Mais ici comme ailleurs sur la frontière, des poignées de Palestiniens se sont approchés à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier.
Trois adolescents palestiniens de 17 ans, l'un atteint au visage alors qu'il manifestait à l'est de Ghaza, et deux autres touchés par des tirs israéliens lors d'affrontements dans le sud de l'enclave, ont été tués, a rapporté le ministère ghazaoui de la Santé. Très tôt samedi, un autre Palestinien de 20 ans avait été tué au cours d'une manifestation nocturne, selon des témoins. En tout, plus de 300 Palestiniens ont été blessés ce samedi, dont 64 par des tirs à balles réelles, a indiqué le ministère de la Santé ghazaoui. Les Ghazaouis étaient appelés à marquer le premier anniversaire d'une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de dix ans, et pour le droit à revenir sur les terres dont eux-mêmes ou leurs parents ont été chassés à la création d'Israël en 1948. La mobilisation du jour délivre un «message très important» à Israël et à la communauté internationale, a affirmé Bassem Naïm, un haut responsable du Hamas: «des milliers et des milliers de personnes (se réunissent) pacifiquement pour faire entendre leur voix contre les actes d'agression et le siège» imposés par Israël.
La question était de savoir si le Hamas, au pouvoir à Ghaza, chercherait à contenir la violence ou s'il lui laisserait libre cours, au risque d'une escalade avec l'Etat hébreu, qui avait multiplié les mises en garde. Israël et le mouvement islamiste se sont livré trois guerres depuis que le Hamas a pris le pouvoir en 2007 dans l'enclave, éprouvée par les conflits, la pauvreté et l'enfermement. Depuis le
30 mars 2018, des milliers de Ghazaouis prennent part toutes les semaines aux «marches du retour» le long de la frontière, presque systématiquement accompagnées de violences. Au moins
262 Palestiniens ont été tués depuis cette date, au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance du territoire. Palestiniens et défenseurs des droits humains dénoncent Israël pour l'usage excessif de la force. Le Premier ministre israélien, confronté à une forte concurrence aux élections du 9 avril, cherche à prouver à ses adversaires qu'il reste ferme face au Hamas.

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