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PRAGUE ENTRE SOCIALISME ET DEMOCRATIE

La ville aux cent tours et aux deux faces

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Une vue de prahaUne vue de praha

Prague est la capitale par excellence de la République tchèque, pays qui est aujourd’hui considéré comme faisant partie de l’Europe centrale ou de l’Europe de l’Est. Prague s’écrit également Praha en langue tchèque.

La Tchéquie fait partie depuis 2004 de l’Union européenne. Avant 1993, Prague était une des villes de la Tchécoslovaquie, et devient la capitale d’un État indépendant à partir de cette année. Ancienne capitale du royaume de Bohême, nom germanique de la Tchécoslovaquie, période historique qui a durablement marqué les lieux. C’est la ville qui séduit par son architecture particulière et ses châteaux singuliers. Prague est aussi la ville, surtout réputée par ses cent tours. Celles-là même qui témoignent de son style pré-roman, roman, gothique, baroque, rococo, art nouveau et cubiste. La décrire en quelques mots relèverait de l’impossible. Il faudrait un livre pour ne citer que quelques spécificités de cette ville qui attire des touristes, par millions, du monde entier. On écrira sur cette ville: «En 1968, le ‘’Printemps de Prague’’ et l’écrasement du «socialisme à visage humain» par les troupes de l’ex-Urss et du pacte de Varsovie ont profondément marqué les Pragois et inspiré la culture des années 1960-1980. Depuis 1992, le centre-ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco». Mais aussi comme l’expliquent plusieurs connaisseurs, ici à Prague, que nous avons rencontrés «la ville a été affaiblie par un demi-siècle de régime communiste durant la période de l’Union soviétique. La dominance russe, il fallait la combattre et c’est autour de ce thème que sept journalistes du Monde arabe ont été réunis par le Centre international pour les journalistes, dans cette capitale.

Les ombres de la dominante
Initialement, les invités étaient censés être avertis sur les fausses informations qui peuvent avoir de graves conséquences sur un pays en pleine crise. Néanmoins, leur attention a été orientée par les intervenants ayant encadré cette formation de six jours dans cette capitale vers ce qu’on a appelé la propagande russe et son influence sur la région. Mais il faut reconnaître aussi que la République tchèque est devenue membre de l’Otan depuis le 12 mars 1999. Ce qui explique cette confrontation de force entre le penchant d’une partie de la population pour la Russie et une partie qui prétend à «la liberté» et «la démocratie». C’est pour cette raison peut-être que Prague abrite la plus grande station de radio connue sous le nom de Radio Free Europe/ Radio Liberty. Depuis cette station qui possède aussi une télévision en continu, une lutte est menée aussi bien contre le communisme tel que défini par ceux qui croient en son existence après plusieurs années de la chute de l’Union soviétique et les fakes-news, prêtées sans réserve à la Russie. Ça ne serait pas exagéré de dire que Radio Free est l’une des structures les plus sécurisées en Europe. En effet, des mesures de sécurité extraordinaires y sont pratiquées, nous dit- on sur ce sujet : plusieurs journalistes du monde entier sont employés dans cette radio et leur sécurité est très importante. Même si cet argument est peu convaincant, il demeure une façon de justifier cette procédure pour ceux qui y travaillent. A Prague, on pense aussi que le président de la République tchèque est vu comme un adepte de la Russie d’où l’accuse-t-on, des fake mews les plus folles. Mais certains des encadreurs, comme Jonas Syrovatka, chargé du projet portant influence de la Russie sur la République tchèque, à l’Institut d’études sécuritaires pense que la Russie n’est pas le seul pays d’où proviennent les fake news. Cela pourrait être le fait des pro-Russes. Ces derniers sont carrément traités de xénophobes et même fascistes. Dans ce cas, les gens ne sont pas forcement du même avis. Chacun se fait son idée sur la situation et pense que l’influence russe est bien dépassée.

Les artistes peuplent les rues
Ondrej Soukup du journal Economia, puplishing house pense que si les Tchèques ou une partie d’eux ont un penchant envers la Russie, c’est pour avoir longtemps souffert des Allemands. Néanmoins et en dépit de cette donne qu’on tente d’expliquer, la ville de Prague, loin de la politique et la propagande, demeure l’une des plus belles villes au monde. Le long de ses rues s’invitent des artistes de tous bords pour impressionner les touristes. Des musiciens, des peintres et danseurs accrochent l’attention des milliers de passants et séduisent d’une façon presque ensorcelante enfants, femmes et hommes. Une ville qui veille à des heures tardives, notamment à la place où une horloge bien particulière au centre-ville est admirée chaque jour. Il s’agit de l’horloge astronomique située à la place de la vieille ville, sur le mur vers le sud de l’hôtel de ville. Cette horloge est considérée comme un monument touristique «dès que sonnent les heures, des centaines de personnes se pressent à ses pieds pour l’observer s’animer et la photographier». Mais serait- il peut-être l’heure aussi de revoir toute une lecture aussi bien sur l’influence russe qu’américaine?

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