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LIBYE

121 morts et près de 600 blessés dans les combats près de Tripoli

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Les combats sont acharnésLes combats sont acharnés

Alors que ses forces n'arrivent toujours pas à entrer dans la capitale, le maréchal Haftar est parti au Caire pour y rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un de ses plus fervents soutiens. Ils ont discuté «des derniers développements en Libye».

Les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) ont annoncé hier avoir abattu un avion de chasse de l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, au sud de la capitale Tripoli. «Les forces de l'armée libyenne (du GNA) ont abattu un avion ennemi qui se préparait à mener des raids aériens dans la région de Wadi al-Rabie», a déclaré leur porte-parole, le colonel Mohamad Gnounou.Plus de 9500 personnes ont été déplacées depuis le déclenchement le 5 avril dernier des hostilités dans les environs de Tripoli, dont la moitié au cours des deux derniers jours. Selon l'office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires en Libye, plus de 3500 personnes ont été déplacées au cours des 24 dernières heures. La même source dit «craindre» pour la sécurité des civils bloquées à l'intérieur des zones touchées par le conflit». Des milliers de personnes ont fui leur foyer, tandis que d'autres se retrouvent piégées dans des zones de conflit. Les hôpitaux à l'intérieur et à l'extérieur de Tripoli reçoivent chaque jour des victimes», a-t-elle l'arrêt des hostilités.
Alors que ses forces n'arrivent toujours pas à entrer dans la capitale, le maréchal Haftar est parti au Caire pour y rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un de ses plus fervents soutiens. Ils ont discuté «des derniers développements en Libye», selon des médias d'Etat égyptiens qui n'ont pas donné davantage de détails. Outre l'Egypte, l'ANL a bénéficié aussi d'un soutien direct ou indirect d'autres pays comme les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, la France ou la Russie. Sur le terrain, les forces du GNA et de l'ANL continuent chacune de proclamer des «avancées», mais concrètement, aucune des deux ne semble avoir pris l'avantage. Les combats ont repris dimanche, sur les mêmes lignes de front, en particulier dans les localités de Ain Zara et al-Swani, au sud de Tripoli.
Le bureau de l'OMS en Libye, qui ne précise pas le nombre de civils parmi les victimes, a par ailleurs condamné sur son compte Twitter «les attaques répétées contre le personnel soignant» et les ambulances dans les environs de Tripoli. Dans un pays plongé dans le chaos depuis 2011, les organisations internationales craignent que les civils ne fassent une nouvelle fois les frais des violences. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU a fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil. Hier, la mission de l'ONU en Libye (Manul) a rappelé que «le droit humanitaire international interdit formellement de bombarder des écoles, des hôpitaux, des ambulances et des zones civiles». «La mission surveille et documente tous les actes de guerre en violation de cette loi afin d'informer le Conseil de sécurité et la Cour pénale internationale». Cette mise en garde, intervient au lendemain d'un raid aérien, attribué par le GNA aux forces de l'ANL, qui a touché une école à Ain Zara, au sud de Tripoli. L'ANL a de son côté tenté d'accuser les forces du GNA d' un raid aérien et «visé des civils» à Gasr Ben Ghachir, à trente km au sud de Tripoli. Entre vendredi et samedi, les forces du GNA ont mené 21 frappes aériennes sur des «positions militaires» de l'ANL et ses lignes d'approvisionnement, selon leur porte-parole, le colonel Mohamad Gnounou. M. Gnounou a annoncé samedi soir «de grandes avancées sur tous les fronts», notamment à Al-Aziziya, ville à cinquante km au sud de Tripoli, où une caserne a changé de main plusieurs fois. «Nous n'avons pas commencé cette guerre, mais nous déciderons de l'heure et du lieu de sa fin», a-t-il dit. Un nouveau porte-parole du GNA, Mohamad Younès, a annoncé que les forces loyales se préparent à passer de la «phase défensive à l'offensive». L'ANL a rétorqué dans la soirée de samedi qu'elle «avançait sur tous les fronts». Son porte-parole, le général Ahmad Al-Mesmari a de nouveau fait état de «terroristes» et «criminels» aux côtés des forces du GNA.
M. al Sarraj a dénoncé samedi soir une «campagne de désinformation. Il a estimé que l'attaque de l'ANL contre la capitale «encouragera et ouvrira la voie aux cellules terroristes dormantes» pour s'attaquer aux Libyens. Profitant du chaos régnant dans ce pays riche en pétrole, des organisations extrémistes comme entre autres le groupe Etat islamique (EI) s'étaient implantées dans certaines villes avant d'en être chassées par les forces du GNA ou de l'ANL, mais elles restent actives dans le vaste désert libyen et auraient encore des cellules «dormantes» dans les villes.

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