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«LA SITUATION À TRIPOLI EST SOUS CONTRÔLE» DU GNA

Les calculs de Haftar

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121 morts et 600 blessés pour une semaine de combats fratricides121 morts et 600 blessés pour une semaine de combats fratricides

Fort des soutiens de certaines puissances étrangères et de certains pays arabes, le maréchal Haftar nargue ouvertement la communauté internationale et affiche sa détermination à s'emparer par la force de Tripoli, à partir de laquelle il veut imposer son pouvoir à toute la Libye.

A en croire le porte- parole du Gouvernement d'union nationale reconnu par la communauté internationale, le colonel Mohammad Gnounou, la situation est «sous contrôle» dans les environs de Tripoli malgré les combats qui se poursuivent entre les forces loyalistes incarnées par les puissantes milices de Misrata, Zintan et Zawiya et l'Armée nationale libyenne autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar. Celui-ci s'était rendu, voici quatre jours, au Caire où il s'est entretenu avec le président Abd el Fateh al Sissi, démontrant par-là même le soutien dont il bénéficie de la part de l'Egypte ainsi que des Emirats arabes unis et de...la France, même si le président Macron, interpellé par Fayez al Serraj, a assuré, la main sur le coeur, que son pays s'en tient au plan adopté par le Conseil de sécurité et conduit par le représentant spécial de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé. Pour le colonel Gnounou, les éléments de Haftar «ont été chassés» des pourtours de la capitale où ils ont vainement tenté de s'introduire, perdant dimanche dernier un nouvel appareil abattu par la défense anti aérienne de la Brigade de protection de Tripoli, une milice en charge de la sécurité de la ville et de l'aéroport de Mitiga. Dans une déclaration à l'agence tunisienne TAP, il a déclaré que «la situation à Tripoli est sous contrôle, la zone s'étendant jusqu'à Wadi Al-Rabea ayant été libérée et le contrôle de l'aéroport international de Tripoli repris des mains des agresseurs». Il a également fourni d'autres informations en indiquant que la région occidentale de Tripoli a elle aussi été «libérée des forces des agresseurs», «du pont 27 vers la région d'al-Aziziyah et d'al-Aziziyah vers une zone proche de la zone Gharyan».
Le colonel Gnounou a ajouté que l'armée de l'air du GNA «participe actuellement à des vols et effectue des raids selon les besoins», soulignant que des frappes ont été lancées contre des camps, notamment le camp Sohbane et le camp Morchada, en plus du camp Azizia. Toutes ces frappes aériennes, a-t-il dit, avaient pour but de neutraliser les axes de ravitaillement des forces de Haftar, positionnées derrière la zone allant de Shuweirf à Gharyan, au sud de Syrte, et à Al Jafra. Une fois de plus, le porte parole a insisté sur le fait qu'un grand nombre des prisonniers aux mains des milices loyalistes au GNA, sont «de jeunes enfants», leur âge ne dépassant pas 16 ans, avant de souligner qu'ils sont traités selon les normes internationales en vigueur. Ecartant les allégations de Haftar et de son état-major selon lesquels des «terroristes» se battent aux côtés des forces du GNA, il a déploré que «des avions hostiles ciblent des sites civils, notamment l'aéroport de Mitiga à Tripoli, une école éducative et une société agricole, ainsi qu'un quartier résidentiel dans la région d'Ain Zara, Yarmouk, Wadi Al-Rabea et Azizah» alors que l'ONU et ses ONG n'ont pas cessé d'appeler au strict respect de la convention de Genève.
C'est ainsi qu'un avion de chasse de l'ANL a été abattu hier au moment où il s'apprêtait à bombarder la région de Wadi Al-Rabea.
Fort des soutiens qu'il a trouvés auprès de certaines puissances et de certains pays arabes, le maréchal Haftar nargue ouvertement la communauté internationale et affiche sa détermination à s'emparer par la force de la capitale à partir de laquelle il compte imposer son pouvoir à toute la Libye, assuré de la bénédiction du Parlement dirigé par Salah Aguila qui vient de quitter Tobrouk pour s'installer à Benghazi, fief de l'ANL dont la mainmise s'est étendue depuis aux régions du sud du pays.
Mais soutien ou pas, ses forces se heurtent à une opposition aussi farouche qu'inattendue des forces combattantes du GNA et la prise de Tripoli, dont Haftar était convaincu qu'elle interviendrait en moins de vingt-quatre heures, relève, semble-t-il, de la gageure.

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