TIRS CROISÉS ENTRE LES RESPONSABLES LIBANAIS
La guerre des chefs dépasse le cadre verbal
L’opposition a rejeté, jeudi, une série d’initiatives de la majorité parlementaire visant à mettre fin aux affrontements armés de Beyrouth dont le bilan macabre s’élève à 11 morts.
Quelques instants après le discours du chef du mouvement Hezbollah, Hassan Nasrallah, de nouveaux affrontements armés ont éclaté jeudi soir dans des quartiers de l´ouest de Beyrouth risquant de faire sombrer le Liban dans le chaos.
Les partisans de la majorité et ceux de l´opposition au Parlement ont lavé le linge sale en public.
Des hauts responsables ont réagi quant à cette situation.
La majorité accuse le Hezbollah d´être l´instigateur des troubles. «La grève (entamée mercredi Ndlr) sociale n´est qu´une façade, mais le mouvement est politique et essentiellement mené par le Hezbollah», a affirmé le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé.
De son côté, Ghattas Khoury, l´un des dirigeants de la majorité a affirmé, qu´il s´agit d´«une tentative du Hezbollah de déstabiliser le gouvernement et l´Etat.»
Dans un discours retransmis à la télévision, le député Saâd Hariri a appelé à «mettre fin au siège de Beyrouth, à lever le blocus de l´aéroport et à retirer les hommes armés des rues.» Il ajoutera que «ce qui se passe est un crime et cela doit s´arrêter immédiatement. Je vous appelle à mettre fin à l´enfer que vit Beyrouth», à l´adresse du chef du mouvement Hezbollah. Ce dernier, quant à lui, a vivement critiqué une décision du gouvernement libanais concernant le mouvement chiite, accusé d´avoir installé un réseau de télécommunications à travers le pays et de limoger le chef de la sécurité de l´aéroport de Beyrouth présenté comme un proche du mouvement. «Nous réaffirmons notre droit à nous défendre, de défendre notre résistance, nos armes et notre existence», a affirmé Hassan Nasrallah dans une conférence de presse, tenue dans un complexe de la banlieue sud de la capitale libanaise.
En réponse à cette déclaration, Saâd Hariri a avancé que la décision du gouvernement a été «mal interprétée» par la formation chiite.
Il explique qu´elle «vise à protéger l´armée et non pas à s´attaquer à la résistance.»
La crise politique libanaise qui dure depuis novembre 2006 est entrée dans une nouvelle phase après «les décisions dangereuses prises par le gouvernement.» Menée par le mouvement Hezbollah, l´opposition a rejeté, jeudi dernier, une série d´initiatives de la majorité parlementaire visant à mettre fin aux affrontements armés de Beyrouth dont le bilan macabre s´élève à onze morts et une trentaine de blessés.
Ce mouvement a fait la sourde oreille quant à la seconde proposition qui consiste à laisser libre champ à l´armée libanaise qui «décide du sort des décisions» prises par le gouvernement à l´encontre de la formation chiite. «La manoeuvre de Hariri d´impliquer l´armée dans une affaire qui ne la concerne pas a été refusée de manière claire et rapide», a affirmé la chaîne du Hezbollah, Al-Manar.

- LE PRÉSIDENT FRANÇAIS EN VISITE SURPRISE EN AFGHANISTAN
Hollande, pour un retrait «ordonné et coordonné» - GUERRE DE TRANCHÉES AU SEIN DU FLN POUR LA PRÉSIDENCE DE L'APN
Deux hommes pour un fauteuil - LES DEUX PRÉSIDENTS VONT SE RENCONTRER BIENTÔT
Bouteflika et Hollande prônent un partenariat d'exception - PROJET DE RETRAIT DE LA POLICE DES STADES
Que vise le général Hamel? - LE FRONT DE REFUS DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES PASSE À L'ACTE
Le Parlement populaire installé aujourd'hui







Réagir à cet article