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SÉCURITÉ À GHAZA

Fayyad voit un point d’accord de facto

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En marge du Forum de Davos, le Premier ministre palestinien a expliqué la situation prévalant dans les territoires palestiniens occupés.

Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré hier à Davos percevoir un «point d´accord de facto» entre l´Autorité palestinienne et le Hamas qui gouverne Ghaza, sur les questions de sécurité, même si le mouvement islamiste «ne le dit pas». Parlant à des journalistes au Forum économique mondial de Davos, M.Fayyad a rappelé que la politique de l´Autorité palestinienne a été de dire qu´«il pouvait y avoir entre Palestiniens un pluralisme politique mais pas de pluralisme en matière de sécurité, pas de tolérance envers la violence». «Regardez ce qui se passe à Ghaza maintenant: il est clair que le Hamas a essayé d´empêcher les attaques contre Israël, ce n´est pas un secret: il a essayé de le faire, il ne dit pas qu´il le fait mais il le fait», a fait savoir le Premier ministre palestinien. «C´est un point d´accord, un avantage qui doit être saisi, c´est une clé, je pense. Pourquoi ne pouvons-nous pas, nous, tous les Palestiniens, dire au monde: les Palestiniens souscrivent à cette politique. Voyons maintenant ce que nous pouvons faire politiquement», a-t-il suggéré. «Depuis longtemps, traiter les questions de sécurité» est pour l´Autorité palestinienne, «aussi important, sinon plus important que d´arriver à un accord sur un programme politique», a-t-il insisté. Selon M.Fayyad, «si nous sommes capables de résoudre les différences et d´arriver à la réconciliation, je garantis que nous serons capables de faire (à Ghaza) sur une période beaucoup plus courte ce que nous avons fait en quelques années en Cisjordanie». Le Premier ministre a critiqué par ailleurs, le fait que le monde extérieur n´insistait pas assez sur les «valeurs démocratiques» dans son approche du problème de Ghaza, notamment le refus du Hamas de tenir des élections.
Il a réaffirmé que la «réunification» était une condition d´une solution globale palestinienne: il devra y avoir un «Etat à Ghaza et en Cisjordanie, avec Jérusalem-Est comme capitale», a-t-il dit. Evoquant l´impasse dans le processus de paix, il a reconnu que les donateurs européens qui ont financé généreusement entre 2008 et 2010 l´effort de modernisation de l´Etat palestinien risquaient de «commencer à revoir le Volume» de leurs versements à la baisse, en raison de contraintes budgétaires. M.Fayyad a dit «accueillir favorablement l´assouplissement par Israël de certaines restrictions en Cisjordanie» ces derniers mois, mais les a jugées «insuffisantes». Il a dénoncé «l´étouffement de Ghaza». Il a rappelé son objectif de créer d´ici 2011 la structure d´un «Etat effectif, capable de se gouverner lui-même», qui puisse convaincre l´opinion internationale, «y compris le public israélien». Déjà, les Palestiniens commencent à avoir confiance dans la capacité de leur justice et de leur administration à les défendre, ce qui n´était pas le cas avant, a-t-il fait valoir. «Nous ne travaillerons pas dans l´isolement» et «les Nations unies devront être impliquées», a-t-il dit, en réponse à l´éventualité évoquée régulièrement dans la presse internationale d´une proclamation unilatérale d´un Etat palestinien.

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