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Pompéo n’aura pas la double casquette de «dear Henry»

Donald Trump affirme que l’Iran «souhaite une rencontre»

Près de 40 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, le milliardaire républicain semble véritablement tenté par l’idée d’organiser une rencontre au plus haut niveau.

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l’Iran souhaitait une rencontre avec les Etats-Unis, alimentant encore les spéculations sur un possible tête-à-tête avec son homologue iranien Hassan Rohani, en marge de l’assemblée générale de l’ONU.»Je peux vous dire que l’Iran veut une rencontre», a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison-Blanche, sans autres précisions. Interrogé mercredi sur un éventuel allègement des sanctions visant l’Iran, condition sine qua non posée par Téhéran pour envisager une rencontre au sommet, le locataire de la Maison-Blanche avait laissé planer le doute.»Je pense que l’Iran a un énorme potentiel», avait-il martelé. «Nous espérons pouvoir aboutir à un accord (...). Je pense qu’ils veulent aboutir, ils n’ont jamais été dans une telle position», avait-il ajouté, évoquant «les énormes difficultés financières» de la République islamique. Près de 40 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, le milliardaire républicain semble véritablement tenté par l’idée d’organiser une rencontre au plus haut niveau. Interrogé en début de semaine sur un éventuel tête-à-tête à New York, fin septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le locataire de la Maison-Blanche a estimé que «tout était possible». Ce faisant, il irait plus loin que son prédécesseur démocrate Barack Obama qui, en septembre 2013, avait franchi un cap longtemps inimaginable: une conversation téléphonique avec Hassan Rohani. Donald Trump a balayé jeudi les informations selon lesquelles Israël aurait «espionné» la Maison-Blanche, réaffirmant son «excellente» relation avec l’Etat hébreu. «Je n’y crois pas. Je ne pense pas que les Israéliens nous espionnaient», a déclaré le président des Etats-Unis. Le journal Politico a rapporté qu’Israël aurait mis en place en 2017 un système d’interception des communications portables dans la zone autour de la Maison-Blanche, au coeur de Washington. Dans la même ambiance, la rumeur avait enflé ces dernières heures: Donald Trump envisagerait de confier à son secrétaire d’Etat Mike Pompeo, une seconde casquette, celle de conseiller à la sécurité nationale, après le limogeage de John Bolton — un cumul inédit depuis Henry Kissinger. Le président des Etats-Unis a reconnu jeudi soir avoir évoqué cette piste avec le chef de la diplomatie américaine, tout en coupant court aux spéculations. «Il aime l’idée d’avoir quelqu’un avec lui, et moi aussi», a dit Donald Trump aux journalistes. Il a au passage salué le travail de Mike Pompeo, seul membre de son équipe de politique étrangère qui résiste jusqu’ici aux incessants changements imposés — ou subis — par le milliardaire républicain. «Il est fantastique», «je m’entends très bien avec lui, nous avons très souvent les mêmes opinions, parfois de petits désaccords», a-t-il expliqué. Donald Trump a annoncé mardi avoir limogé son controversé conseiller à la sécurité nationale John Bolton en évoquant les nombreux différends entre eux, de l’Iran à la Corée du Nord, en passant par l’Afghanistan et le Venezuela. Comme John Bolton, Mike Pompeo est considéré comme un faucon conservateur. Mais le secrétaire d’Etat, qui ne cache pas ses ambitions politiques au plus haut niveau, a toujours pris garde de ne pas exprimer ses désaccords avec le président, en public et a montré sa capacité de s’adapter à ses choix, même lorsqu’il ne les partage pas. A tel point, donc, que l’idée a germé de lui confier les deux rôles les plus importants de la politique étrangère américaine, comme Henry Kissinger sous une partie des présidences de Richard Nixon et de Gerald Ford, de 1973 à 1975. Puisque Mike Pompeo ne sera finalement pas «National Security Advisor», parmi les noms qui circulent pour le poste laissé vacant par John Bolton, figurent ceux de l’émissaire pour l’Iran, Brian Hook, et de l’envoyé spécial pour la Corée du Nord, Stephen Biegun. Deux proches de Mike Pompeo.

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