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L’aéroport de Tripoli fermé après des tirs de roquettes

En Libye, les combats meurtriers continuent

Hier, l’aéroport de Mitiga, seul fonctionnel de la capitale libyenne, Tripoli, a annoncé une nouvelle suspension des vols après la chute d’une roquette. C’est ce qu’ont indiqué des médias locaux, citant des sources concordantes ainsi que des témoins qui ont entendu les explosions après la chute de roquettes dans la région agricole de Machrou al-Hadhba, à une trentaine de km du centre-ville.
Le porte-parole du ministère de la Santé ( GNA ) Amine al Hachemi a déclaré également que d’autres roquettes ont atteint les quartiers résidentiels de Tripoli, tuant une femme et blessant quatre autres personnes. En outre, un porte-parole des forces loyales au GNA a confirmé la poursuite des combats à Machrou al-Hadhba, une banlieue où se trouvent de nombreuses exploitations agricoles. C’est ainsi que les informations véhiculées sur la poursuite de combats meurtriers entre les forces du maréchal Khalifa Haftar et celles du GNA présidé par Fayez al Serraj sont confirmées de façon dramatique, et ce malgré la résolution contraignante, réclamant un cessez-le-feu « durable » aux deux protagonistes du conflit.
Il est significatif que les combats se poursuivent avec autant d’intensité alors même que l’ONU cherche la consolidation de la trêve obtenue à Moscou, le 12 janvier dernier, afin de relancer la dynamique du dialogue inclusif dont tout le monde clame qu’il constitue l’unique solution au problème. Les combattants de l’Armée nationale libyenne autoproclamée du maréchal Haftar ciblent régulièrement l’aéroport international de Mitiga, soit par des tirs de roquettes, soit par des attaques de drones, depuis le 4 avril 2019, date du déclenchement de l’offensive contre Tripoli. Mustapha al Mejii, porte-parole des forces loyales au GNA, a accusé les troupes de Haftar de violer systématiquement le cessez-le-feu fragile qui est théoriquement en vigueur. «Les milices de Haftar ont tenté d’avancer dans la région de Machrou al-Hadhba mais nos forces les ont repoussées», a-t-il expliqué, confirmant implicitement que les combats sporadiques et meurtriers n’ont jamais été interrompu, depuis la rencontre de Moscou. De plus, il semble que les armements continuent d’affluer en Libye, au mépris de l’embargo décrété par l’ONU et de la « menace » explicitement adressée dans la résolution du Conseil de sécurité, mercredi dernier, aux pays qui violent cette autre résolution. Cependant, les efforts pour tenter de mettre fin à la crise n’ont pas cessé puisque le ministre italien des AE, Luigi Di Maio s’est rendu mercredi à Benghazi où il a rencontré le maréchal Haftar, après s’être entretenu avec Fayez al Serraj, à Tripoli. Son homologue grec, Nicos Dendias, était, de son côté, venu à Alger pour s’entretenir avec Sabri Boukadoum, de la crise libyenne qui a engendré de sérieuses tensions en Méditerranée orientale. Les multiples initiatives de la communauté internationale ne semblent pas émouvoir les protagonistes de la crise et il faudra davantage d’efforts pour parvenir à les ramener à la table des négociations pour une solution politique, unique issue pour le pays qui souffre d’une telle tragédie depuis 2011. Dans quelques semaines, l’ONU va organiser une nouvelle réunion interlibyenne à Genève.
Sera-t-elle la rencontre de la dernière chance ?

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