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Libye

L'ONU appelle encore à la «cessation des hostilités»

La Libye a bouclé hier une année de combats meurtriers depuis que les forces armées du maréchal Khalifa Haftar ont lancé une offensive soudaine contre la capitale Tripoli dans l'espoir d'en déloger le gouvernement d'union nationale reconnu par l'ONU. Celle-ci, à travers la mission qui la représente en Libye (MANUL) a mis à profit cette occasion pour lancer, dans un nouveau communiqué, un appel pressant à la cessation immédiate des hostilités et à l'unité des Libyens pour lutter efficacement contre la pandémie du coronavirus dont le pays est désormais tributaire. «Aujourd'hui, il y a un an que les forces du général Khalifa Haftar, ont lancé leur offensive pour s'emparer de Tripoli, la capitale de la Libye», rappelle la MANUL. «Il en est résulté un conflit inutile qui a anéanti les espoirs de nom-
breux Libyens d'une transition politique pacifique, via une conférence nationale qui aurait pu ouvrir la voie à l'unification des institutions longtemps divisées du pays via les élections parlementaires et présidentielle», a-t-elle expliqué, à un moment où l'ONU n'a pas encore remplacé l'envoyé spécial démissionnaire Ghassan Salamé qui a jeté l'éponge, après avoir constaté les difficultés du terrain et les divergences sous-jacentes des puissances, membres permanents du Conseil de sécurité.
La MANUL souligne, à cet égard, que le conflit est devenu, rapidement, une guerre par procuration, à la fois dangereuse et de plus en plus compliquée, dès lors qu'elle est «alimentée par des puissances étrangères cyniques, et qu'elle s'est maintenant élargie géographiquement, les civils payant le prix le plus élevé». Face à une situation humanitaire de jour en jour plus catastrophique, la MANUL indique avoir recensé, en une année d'affrontements entre les deux camps belligérants, pas moins de 685 victimes civiles dont 356 sont mortes à cause des combats et qu'il y a au moins 149 000 personnes, dans la capitale et sa périphérie, qui ont du abandonner leur maison à la suite des nombreux raids aériens effectués par les forces de Khalifa Haftar. Et la MANUL estime à plus de 893.000 personnes celles qui sont en situation de détresse humanitaire. «La pandémie de COVID-19, qui se propage en Libye, comme partout dans le monde, ne reconnaît ni frontières nationales ni lignes de front et représente clairement la plus grande menace à court terme pour le bien-être du peuple libyen», a averti la mission onusienne, indiquant qu'elle n'entend pas ménager ses efforts pour accompagner l'action des autorités libyennes concernées par la lutte contre la menace du coronavirus. Cependant, elle tient à «appeler toutes les parties concernées à activer immédiatement une trêve humanitaire et à cesser toutes les opérations militaires pour permettre aux autorités libyennes de répondre à la menace du COVID-19», d'une part, et leur demande, d'autre part, ainsi qu'à leurs bailleurs de fonds, d' «accepter l'accord de cessez-le-feu proposé à Genève et d' adhérer aux résultats de la conférence de Berlin». Cet appel renouvelé sera-t-il seulement entendu par les autorités de l'Est et le maréchal Khalifa Haftar qui entendent maintenir la pression, coûte que coûte, sur leurs rivaux du GNA, coronavirus ou pas? Il faut, malgré tout, l'espérer.

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