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Washington veut une coalition maritime dans le Golfe

Le Golfe au bord de l’explosion

Le président américain avait appelé dernièrement les pays importateurs d’or noir par le détroit d’Ormuz à garantir la sécurité de leurs pétroliers, affirmant que les Etats-Unis ne peuvent assurer indéfiniment leur protection sans la moindre compensation.

Nourrie par une spirale d’incidents, tels que les attaques d’origine inconnue contre des pétroliers ou la destruction d’un drone espion américain par les Gardiens de la Révolution, la tension n’a cessé de grimper dans lez détroit d’Ormuz et par voie de conséquence dans la région du Proche Orient où l’armée américaine a renforcé considérablement sa présence militaire en hommes et en matériels. Forte de la tentative, selon Londres, de la marine iranienne de bloquer le passage d’un pétrolier britannique, jeudi dernier, à Ormuz – un incident contesté par Téhéran qui réclame la libération de son propre pétrolier arraisonné par le Royaume-Uni à Gibraltar -, les Etats-Unis confirment leur projet de créer une coalition internationale dont la mission sera d’escorter les navires de commerce dans le détroit d’Ormuz. «Nous allons tenter avec cette coalition (...) de fournir une escorte militaire navale aux navires commerciaux», a expliqué le général Mark Milley devant une commission du Sénat américain qui devait confirmer sa nomination au poste de chef d’état-major interarmes américain. Cette nouvelle coalition sera opérationnelle dans quelques semaines, selon le futur plus haut gradé de l’armée américaine, qui estime qu’avec la Ve Flotte, basée à Bahreïn, les Etats-Unis vont avoir un «rôle crucial» pour assurer la liberté de navigation dans cette zone stratégique.
Washington entend consulter les puissances partenaires, notamment le Royaume-Uni et la France, pour mettre en place cette force d’intervention maritime chargée de surveiller les détroits d’Ormuz, à l’est, et de Bab el Mendeb, à l’ouest, avec l’apport financier plus que probable de l’Arabie saoudite et des Emirats concernés. Riyadh avait multiplié les appels en ce sens dès le lendemain de l’affaire des autre pétroliers mystérieusement endommagés au large des côtes des Emirats arabes unis, voici un mois. Depuis, tension et inquiétude n’ont fait que s’intensifier au point que Moscou alerte sur le risque « sérieux » d’un embrasement de la région et met en garde contre les conséquences néfastes de cette escalade. « La situation, a dit Sergueï Riabkov, vice- ministre des AE, est très alarmante, nous sommes convaincus qu’au fond les risques d’une confrontation directe se sont tellement aggravés, ces derniers temps, qu’il devient de plus en plus compliqué de prévoir des développements futurs ». A force de multiplier les sanctions drastiques contre l’Iran et de lui imposer un embargo total sur ses exportations pétrolières, Washington a aggravé, en effet, les menaces qui pèsent sur la région moyen-orientale où on pense inévitable un prochain choc pétrolier. Téhéran a nié la version occidentale de la « confrontation entre une frégate britannique et des vedettes des Gardiens de la Révolution », le MAE Mohamed Javad Zariv affirmant que de « telles accusations avaient pour but une escalade des tensions dans la région », mais il devient évident que l’arraisonnement du pétrolier iranien au large de Gibraltar a empoisonné les relations de l’Iran avec les puissances occidentales parties prenantes de l’accord sur le nucléaire. Ainsi, le Royaume-Uni a annoncé, hier, le déploiement d’un deuxième navire de guerre dans le Golfe afin de « garantir la liberté de navigation dans cette zone », « une rotation déjà programmée puis avancée ». De son côté, le président américain Donald Trump s’est entretenu sur les enjeux actuels dans le Golfe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, enjeux devenus exacerbés depuis que les Etats-Unis se sont retirés en 2018 de l’accord nucléaire signé entre l’Iran et les grandes puissances, en 2015 à Vienne.
Fidèle à lui-même, le président américain avait appelé dernièrement les pays importateurs d’or noir par le détroit d’Ormuz à garantir la sécurité de leurs pétroliers, affirmant que les Etats-Unis ne peuvent, ni ne doivent, assurer indéfiniment leur protection sans la moindre compensation. Pour le businessman grandi dans les casinos et l’immobilier, tout finit par aboutir au tiroir-caisse comme c’est le cas, depuis son arrivée à la Maison-Blanche, avec l’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe.

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