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Sahara Occidental

Le Maroc continue d’entraver la liberté d’action de la Minurso

Le Maroc a, par le passé, adopté une approche conflictuelle avec Christopher Ross, le prédécesseur de M. Kohler, limitant sa liberté de mouvement en le déclarant «persona non-grata» dans les territoires sahraouis occupés.

Le Maroc impose toujours des restrictions à la liberté d’action de la Minurso, privant la mission onusienne d’accès aux interlocuteurs sahraouis dans les territoires occupés, a indiqué le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres dans son rapport final sur le Sahara occidental, rendu public à New York. «La Minurso demeure privée d’accès à tout interlocuteur local à l’ouest du mur de sable», relève Antonio Guterres dans ce rapport transmis au Conseil de sécurité, soulignant que ces restrictions nuisent à «la capacité de la mission de recueillir des informations fiables, d’évaluer la situation dans sa zone de responsabilité et d’en rendre compte».»Cette situation entrave également la Minurso dans l’exécution de son mandat», ajoute M. Guterres. Le Maroc impose depuis des années des restrictions à la liberté de mouvement des émissaires onusiens et des responsables de la Minurso, les empêchant d’établir des contacts avec les Sahraouis des territoires occupés. En avril dernier, le SG de l’ONU avait déploré les entraves à la liberté d’action de la Minurso qui l’ont empêchée de prêter assistance à l’ancien émissaire Horst Kohler, alors que ce dernier avait demandé au chef de la Minurso, Colin Stewart, de l’aider à maintenir les contacts avec certains interlocuteurs locaux. Guterres avait, alors, dénoncé ces obstacles qui ont empêché la mission de «s’acquitter de cette partie de son mandat qui consiste à prêter assistance à son envoyé personnel». Le Maroc a, par le passé, adopté une approche conflictuelle avec Christopher Ross, le prédécesseur de M. Kohler, limitant sa liberté de mouvement en le déclarant «persona non-grata» dans les territoires sahraouis occupés. Dans ce nouveau rapport au Conseil de sécurité, M. Guterres estime que «l’imposition par le Maroc de l’utilisation de plaques d’immatriculation marocaines sur les véhicules de la Minurso en violation de l’accord sur le statut de la Mission, continue de déconsidérer l’image d’impartialité de la mission aux yeux de la population «. Le chef de la mission et le gouvernement marocain ont convenu en mars 2014 de remplacer progressivement les plaques d’immatriculation marocaines par celles de l’ONU mais l’accord n’a pas été mis en œuvre, indique-t-il. De même, «le programme de mesures de confiance mis en œuvre par le HCR reste suspendu, au détriment essentiellement des familles sahraouies les plus vulnérables qui en étaient bénéficiaires lorsque le programme était opérationnel», relève le responsable de l’ONU. Le Maroc a rejeté les mesures de confiance sur lesquelles a insisté l’émissaire Horst Kohler en particulier celles portant sur le déminage et la reprise des visites entre familles sahraouies. Le Conseil de sécurité se réunira le 16 octobre pour un premier briefing sur le Sahara occidental en prévision du renouvellement du mandat de la Minurso qui expire le 31 octobre.

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