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Daesh a fait disparaître plus de 8000 détenus en Syrie

Le régime reprend le dernier tronçon d’une autoroute cruciale

Le front d’Idleb représente la dernière grande bataille stratégique du régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire national.

Les forces syriennes et des combattants alliés ont repris hier aux terroristes et rebelles le dernier tronçon d’une autoroute clé dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’autoroute M5 est stratégique pour le régime car elle relie le sud du pays à la grande ville d’Alep, dans le nord, en passant par la capitale Damas.
Sa reprise intervient dans un contexte de tensions inédites entre la Syrie et la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles et dispose de troupes dans le nord-ouest syrien. Elle survient aussi après des semaines d’offensive des forces gouvernementales et de leur allié russe contre les terroristes et rebelles dans cette région. Depuis le début de cette offensive début décembre, ces violences ont déplacé quelque 700.000 personnes selon l’ONU. «Le régime a repris le secteur de Rachideen al-Rabea», dans la province d’Alep, a indiqué Rami Abdel Rahmane, qui dirige l’OSDH. «Cela signifie qu’il contrôle l’intégralité de la M5 pour la première fois depuis 2012», a-t-il ajouté.
Les forces pro gouvernementales avaient repris ces derniers jours toute l’autoroute se trouvant dans la province d’Idleb et il leur restait quelques km dans le sud de la province voisine d’Alep, pour rallier cette ville sous le contrôle du régime.
Un peu plus de la moitié de la province d’Idleb et des secteurs attenants des régions d’Alep, Hama et Lattaquié, sont toujours dominés par les terroristes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda). Le front d’Idleb représente la dernière grande bataille stratégique du régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire national.
Par ailleurs, plus de 8.000 personnes, dont des militants, des journalistes et des humanitaires, qui étaient détenues par l’organisation terroristes autoproclamée «Etat islamique» (EI/Daesh) en Syrie sont toujours portées disparues, indique Human Rignt Watch (HRW) citant des statistiques du Réseau syrien des droits de l’homme. Parmi les disparus figurent notamment des personnalités connues comme le journaliste britannique John Cantlie ou le prêtre jésuite Paolo Dall’Oglio, a indiqué la même source.
L’EI avait conquis en 2014 de vastes régions en Irak et en Syrie, instaurant un prétendu «califat» autoproclamé à cheval entre les deux pays, avant d’y être vaincu respectivement en 2017 et 2019. «La fin du contrôle de territoires par l’EI est l’occasion d’apporter des réponses aux familles dont des proches ont disparu en Syrie», a déclaré Joe Stork, directeur régional adjoint de HRW.
L’ONG a exhorté les autorités syriennes et les forces kurdes de Syrie à «enquêter auprès de terroristes et autres personnes soupçonnées de liens avec l’EI qu’elles détiennent afin d’obtenir des informations sur le sort des disparus» et à créer un «centre de liaison ou un organe civil» pour recueillir des informations sur ces disparus et de contacter leurs familles.
Des dizaines de fosses communes ont été découvertes en Syrie et en Irak depuis la défaite de l’EI, mais le processus d’identification des victimes est lent, coûteux et compliqué, selon la même source.

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