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Sahara Occidental

Les mines marocaines font de nouvelles victimes

Un citoyen mauritanien a été blessé, lundi, suite à l’explosion d’un bombe à fragmentation marocaine dans une zone proche du mur marocain, à environ 90 kilomètres de la région sahraouie de Tifariti. Selon l’Agence de presse sahraouie (SPS), il s’agit du citoyen mauritanien, Ali Yaslem, né en 1989, ayant été blessé dans l’explosion d’une bombe à fragmentation marocaine. La même source a indiqué que «dans le cadre des efforts déployés par l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) en matière d’aide aux victimes, une brigade s’est chargée du transport de la victime vers l’hôpital de Tifariti». La zone adjacente au mur marocain est parmi les zones les plus minées au monde. L’Etat marocain refuse de coopérer avec les Instances et organisations internationales qui désirent collaborer dans cette zone et refuse, à ce jour, de ratifier les traités d’Ottawa et d’Oslo relatifs à l’interdiction des mines anti-personnel et des bombes à fragmentation. Les Sahraouis interpellent, à chaque fois, l’Organisation des Nations unies (ONU) et la Minurso pour accélérer le processus de déminage de millions de mines plantées par l’occupant marocain tout le long du mur de la honte, et qui continuent de causer la mort d’innocents parmi les enfants du peuple sahraoui. Démarche qui se heurte constamment au silence imposé par la France au sein du Conseil de sécurité aussi bien sur cette question que sur le dossier de la relance du processus d’organisation du référendum sur l’autodétermination légitime du peuple sahraoui. Des rapports sahraouis ont fait état de la poursuite des forces marocaines à remplacer les mines transportées par les crues notamment en hiver. Durant les années 80 du siècle passé, le royaume du Maroc a édifié un mur séparateur divisant les terres du Sahara occidental sur une longueur de
2700 km, et de 3 mètres de hauteur, infesté de millions de mines antipersonnel (entre 5 et 10 millions). Un mur qui a coupé les ponts entre les familles sahraouies vivant aux abords de ses deux côtés. L’Association sahraouie des victimes des mines avait fait état de «300 victimes (entre morts et blessés) du fait de l’explosion des mines antipersonnel et des armes à sous-munitions transportées par les crues vers des régions supposées être sûres». Selon plusieurs témoignages, les mines marocaines ont eu des effets néfastes sur la faune et la flore dans la région.

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