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Jordanie, Turquie et Emirats «violent l’embargo sur les armes», en Libye

Pourquoi l’Algérie et la Tunisie sont incontournables

La Russie a démenti catégoriquement, jeudi soir, les informations du journal américain New York Times quant à la présence de 200 mercenaires russes, depuis deux mois, en Libye, aux côtés des forces antigouvernementales du général à la retraite Khalifa Haftar. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a dénoncé des «élucubrations» et des «rumeurs malveillantes» destinées à «saper la normalisation» des relations entre Moscou et Washington. «Nous agissons en faveur du règlement (du conflit) en Libye et nous soutenons les efforts en ce sens, y compris dans la ligne de l’ONU, et nous nous trouvons en contact avec ceux qui ont une influence sur la situation», a-t-il ajouté.
Dans le même contexte, un rapport confidentiel élaboré par des experts désignés par l’ONU a abouti à la conclusion que ce sont la Jordanie, la Turquie et les Emirats arabes unis qui ont violé l’embargo sur les armes, imposé depuis 2011 à la Libye, non sans déplorer l’intensification «d’un conflit par procuration». «Les Emirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont fourni des armes de manière régulière et parfois flagrante sans vraiment d’efforts pour en dissimuler la provenance», soulignent les experts qui accusent Amman d’avoir pourvu à la formation militaire des troupes du général Haftar tandis que les Emirats arabes unis se voient reprochés le recours à des avions-bombardiers en soutien aux combats de l’armée nationale libyenne autoproclamée ( ANL ). Les Emirats, précisent-ils dans leur rapport, paraissent impliqués dans l’attaque meurtrière qui, le 2 juillet dernier, a visé bun centre d’accueil de migrants , faisant une cinquantaine de morts. Sans apporter des preuves définitives, le rapport indique l’utilisation de F16 américains et de Mirage 2000 français dont est dotée l’armée émiratie. Quant à la Turquie qui soutient ouvertement le GNA de Fayez al Serraj, seul reconnu par la communauté internationale, elle se voit reprocher ses fournitures de transports blindés et de drones aux forces loyales de Tripoli.
Toujours est-il que cela confirme la guerre par procuration qui est menée sur le territoire libyen au détriment du peuple frère, pris en otage par des pays dont les intérêts et les appétits se heurtent et s’affrontent à partir des forces locales qu’ils soutiennent plus ou moins ouvertement. Dans ce contexte, les seuls pays qui prônent inlassablement le respect des intérêts supérieurs du peuple libyen ainsi que l’intégrité et la souveraineté du pays ravagé par le conflit que viennent attiser ces convoitises et ces ingérences inacceptables sont, qu’on le veuille ou non, l’Algérie et la Tunisie en leur qualité de pays voisins et directement concernés par le drame et ses conséquences. Aussi n’est-il guère surprenant que des manœuvres aient été orchestrées pour les écarter de la conférence de Berlin, prévue fin novembre au cas où nulle défection n’interviendrait d’ici là, lesquelles manœuvres ne peuvent résulter que des pays impliqués dans le « soutien » de telle ou telle partie, au grand détriment du peuple libyen. Trop longtemps, le jeu malsain des capitales qui cherchent à s’assurer le profit exclusif des richesses du sous-sol libyen a empêché une avancée sur le terrain du dialogue inclusif entre l’ensemble des parties libyennes concernées, en attisant les appétits des uns face aux contestations des autres. Or, depuis 2011, l’Algérie a dû renforcer les moyens de surveillance et de protection de sa frontière longue de plus de 1000 km avec la Libye dont les régions sud sont infestées par les groupes terroristes en contact avec ceux des contrées sahéliennes, notamment. La Tunisie, quant à elle, accueille plus d’un million de réfugiés et tente de soulager, comme elle peut, les souffrances des populations frontalières alors que l’Algérie envoie régulièrement des contingents de vivres et de médicaments pour faire face à une situation humanitaire inquiétante. Ceux qui prétendent « ignorer » cette donne, pourtant bien connue de la Manul et de son chef qui parrainent la rencontre de Berlin, destinée, disent-ils, à transcender les divergences entre les puissances occidentales et leurs pendants devraient réfléchir à deux fois avant de prétendre ignorer les conséquences qu’une telle démarche pourrait avoir non seulement sur la Libye elle-même mais pour toute la sous-région maghrébine, voire sahélienne.

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