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Libye

Reprise des vols Tripoli-Benghazi après 18 mois d'arrêt

Les vols entre la capitale Tripoli et la ville de Benghazi, où siègent les deux pouvoirs rivaux en Libye, ont repris vendredi, après un an et demi d'interruption, semblant signaler un effort d'apaisement entre les deux camps. Le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Serraj, reconnu par l'ONU, et les autorités de l'Est, incarnées par Khalifa Haftar, se disputent le pouvoir dans un pays plongé dans le chaos depuis 2011. Des combats sanglants ont opposé les deux parties mais plusieurs sessions de négociations ont eu lieu, ces derniers mois, sous l'égide l'ONU en vue d'une sortie de crise. Dans un communiqué, le GNA a affirmé que «les efforts déployés par al-Serraj et le vice-Premier ministre Ahmed Meitig avaient abouti à la reprise des vols entre les aéroports de Mitiga (Tripoli) et de Benina» à Benghazi, deuxième ville de Libye, située à quelque 1.000 km à l'est de la capitale.
Cette réouverture «facilitera les déplacements des citoyens entre l'Est et l'Ouest», selon le texte publié sur Facebook. «Un avion d'Afriqiyah Airways, transportant des représentants de cette compagnie et ceux des autorités de l'Aviation civile et des Aéroports du ministère des Transports, a atterri le matin à l'aéroport de Benghazi», d'après la même source. Afriqiyah Airways assurera désormais «deux vols hebdomadaires». Les vols commerciaux entre les deux villes ont été interrompus il y a un et demi, après l'offensive lancée en avril 2019 par les pro-Haftar pour s'emparer de Tripoli et qui s'est soldée par un échec 14 mois plus tard.
Le GNA et ses alliés contrôlent l'ouest du pays et le maréchal Haftar et ses alliés l'Est et une partie du Sud. Pays riche en pétrole où sévissent des groupes armés, la Libye est minée par l'insécurité depuis la chute du régime de Maammar E Gueddafi, en 2011, après une révolte populaire. Même si la reprise des vols semble signifier un effort d'apaisement, les deux camps continuent de s'accuser mutuellement de recourir à des groupes «terroristes». Pour Afriqiyah Airways et les trois autres compagnies libyennes, il s'agit dans un premier temps «d'identifier les capacités et équipements des aéroports» en Libye pour vérifier leur disposition à accueillir des vols, selon le communiqué du GNA. Fin septembre, Afriqiyah Airways a dû suspendre ses liaisons Tripoli-Sebha (sud) lorsque un groupe pro-Haftar a positionné des véhicules armés sur la piste pour empêcher l'atterrissage d'un de ses appareils.

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