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L'Algérie et l'Afrique du Sud dénoncent une «tournure dangereuse» au Sahara occidental

Trump met la paix en péril dans la région

Les derniers évènements intervenus au Sahara occidental, notamment la visite à El Ayoun, dans les territoires illégalement occupés par le Maroc, du sous-secrétaire d'Etat américain David Schenker, ont rendu nécessaire l'anticipation d'une riposte diplomatique d'envergure. Les déclarations du représentant de l'administration Trump sortante ne laisseront pas des souvenirs chaleureux, abstraction faite du royaume marocain et de ses parrains sionistes. Des leçons sont à tirer, après cette «visite» totalement improductive et pour laquelle le tapis rouge aura été déployé inutilement. Force est de constater, dès lors, que se trame un véritable complot qui risque de plonger l'ensemble de la région dans une situation explosive. C'est la raison pour laquelle il était tout aussi impératif de riposter, en menant de pair une concertation avec les principaux pays de l'Union africaine, en particulier l'Afrique du Sud et le Nigeria, afin de déterminer une position commune face aux récents développements d'El Guerguerat, suivis de plusieurs agressions marocaines à l'encontre de citoyens mauritaniens dans la zone tampon issue de l'accord de cessez-le-feu rompu par la tentative de Rabat d'imposer la politique du fait accompli. Après que l'UA a chargé du dossier du Sahara occidental, lors de son dernier sommet extraordinaire, le Conseil de paix et sécurité, il reste à cerner les voies et moyens d'avancer concrètement dans la recherche d'une solution conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU et aux principes et déclarations propres à l'organisation panafricaine que le Maroc bafoue ouvertement.
L'Algérie et l'Afrique du Sud considèrent que la question du Sahara occidental a pris une tournure dangereuse dès lors qu'un chef d'Etat, le président américain sortant, s'arroge le droit absolu de décréter par et pour lui-même une prétendue souveraineté marocaine sur un territoire que représente légitimement la RASD, en sa qualité de membre fondateur de l'Union africaine. Par cette démarche, Trump a confirmé le peu de crédit qu'il accorde au droit international et le manque de respect total envers les institutions qui incarnent le droit aux Etats-Unis. Cela étant, il laisse une bombe à retardement dans la région nord-africaine où l'appui manifesté à «des tentatives d'imposer la politique du fait accompli dans les territoires d'un membre fondateur de notre organisation (Union africaine), les violations enregistrées contre des civils dans la région d'El Guerguerat ont posé de sérieux défis, susceptibles de mettre en péril la paix et la sécurité dans toute la région».
De ce fait, Boukadoum et son homologue sud-africaine, Mme Naledi Pandor, ont eu «un examen approfondi de l'état des relations bilatérales et des voies et moyens de leur renforcement», tout en se félicitant de la qualité des relations politiques historiques et du partenariat stratégique qui lie les deux pays». Comme ils ont convenu de la nécessité de raffermir davantage la coopération bilatérale pour la hisser au niveau des liens politiques exceptionnels entre les deux peuples frères. De ce fait, les deux pays sont convenus d' «accélérer la finalisation des projets d'accord en cours de négociation pour consolider le cadre juridique régissant la coopération bilatérale, en prévision de la prochaine session de la Haute commission binationale», en vue d'exploiter «les potentialités considérables que recèlent les économies des deux pays».
Cela, au plan des échanges bilatéraux. Quant aux questions régionales et internationales, les deux ministres «ont relevé avec satisfaction la convergence de leurs positions privilégiant la voie de la légalité internationale et le règlement pacifique des crises et conflits», après avoir passé en revue «les derniers développements des principaux foyers de tension sur le continent, y compris les situations prévalant en Libye, au Sahara occidental, au Mali et dans les régions du Sahel, du Centre et de la Corne de l'Afrique, et mis l'accent sur l'impératif de redoubler les efforts en vue de faire aboutir les principaux et nobles objectifs de l'Union africaine visant à ‘‘faire taire les armes'' et ‘‘faire de l'Afrique un continent sûr et prospère''».
Et c'est bien sûr le Sahara occidental qui aura conduit les deux parties à mettre en exergue le rôle crucial de l'UA et de l'ONU qui doivent conjuguer leurs efforts pour la relance d'un vrai processus politique à même de contribuer au règlement définitif du conflit, processus qui permette au peuple sahraoui d'exercer pleinement son droit inaliénable à l'autodétermination et l'indépendance à travers un référendum juste et transparent, conformément aux décisions et résolutions pertinentes, des deux organisations. Plus que jamais, l'ONU comme l'UA sont interpellées par les enjeux cruciaux qui minent le dossier sahraoui et rendent sa prise en charge urgente et déterminée.

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