Syrie: le président Marzouki souhaite une solution à la yéménite
Le président tunisien Mohamed Moncef Marzouki a souhaité dimanche à Alger une solution politique en Syrie «à peu près comme celle qui a été trouvée au Yémen » pour permettre au président Bachar el-Assad de quitter le pays.
«J'espère que nous trouverons une solution politique à peu près comme celle qui a été trouvée au Yémen, c'est-à-dire le départ d'un dictateur dont personne ne veut et qu'il y aura une transition à ce régime qui resterait en place », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Après des mois de sanglantes manifestations, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait finalement signé en novembre à Ryad un accord sur le transfert du pouvoir, en vertu duquel il demeure président à titre honorifique jusqu'à la présidentielle du 21 février.
Le 21 janvier, le Parlement avait voté une loi lui accordant l'immunité et entérinant la candidature unique du vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi à la présidentielle, tandis que M. Saleh partait à New York pour se faire soigner.
Le régime syrien, a ajouté M. Marzouki, «resterait en place mais se transformerait progressivement et donnera enfin aux Syriens le droit de s'exprimer à travers des élections qui ne seront pas les farces qui ont été organisées par M. Bachar el-Assad et qui lui ont donné la présidence à vie après l'avoir donnée à son père ».
Le chef d'Etat tunisien a également souligné que son pays n'avait pas fermé l'ambassade de Syrie «mais celle d'un régime qui a perdu sa légitimité ».
«La fonction première d'un Etat c'est de défendre ses citoyens. A partir du moment où un Etat tue ses propres citoyens, s'il a le monopole de la violence et tue ses propres citoyens il n'a aucune légitimité », a-t-il martelé.
Le président tunisien - ancien opposant connu pour ses propos directs - effectue une visite de deux jours en Algérie au terme d'une tournée maghrébine.
Il a entamé cette visite six mois après son élection à la présidence après la révolution qui a chassé du pouvoir l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011.

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