Yémen: les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître

A la suite des consultations de paix qu'il a convoquées la semaine dernière à Genève, l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a indiqué au Conseil de sécurité qu'il ne s'attendait pas à ce que ce soit "une mission aisée", disant que "La guerre a connu une escalade sur tous les fronts. Le degré de confiance est au plus bas et les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître". Si les parties au conflit sont piégées dans "un cycle vicieux de violence", le peuple yéménite, à l'inverse, aspire à une solution politique pacifique pour mettre fin à la guerre et avoir un gouvernement qui puisse satisfaire ses besoins fondamentaux, a expliqué M. Griffiths, faisant état de la "course contre la montre pour sauver ce qui reste des institutions publiques" du pays.