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Elles représentent un danger pour des départs de feu

460 décharges sauvages menacent

Sur les routes, le spectacle est affligeant. Des amas de déchets s’entassent le long de tous les axes routiers sillonnant la wilaya.

Les autorités viennent d’annoncer le recensement de plus de 460 décharges sauvages à travers les différentes communes de la wilaya de Tizi Ouzou. Ce nombre est attendu à la hausse hélas, à cause de l’absence de solutions concrètes pour le moment. En plus de la dégradation de l’environnement au niveau local, des observateurs alertent sur le rôle de ces dernières dans les départs de feux qui ravagent des milliers d’hectares chaque année.Sur les routes, le spectacle est affligeant. Des amas de déchets s’entassent le long de tous les axes routiers sillonnant la wilaya. Bien que les plus touchés soient les chemins qui lient le chef-lieu à la région littorale, il n’en demeure pas moins que toutes les communes sont touchées par ce fléau. La RN71 reliant Tizi Ouzou à Tigzirt, ville littorale est l’exemple parfait de cette situation avec des abords jonchés d’amas d’ordures ménagères et de décharges sauvages incontrôlées. Les villages de leur côté sont dramatiquement défigurés à cause de la prolifération de ces décharges. Malgré les moyens des communes, les immondices s’entassent à côté de pratiquement tous les villages. Les villes sont également touchés. L’une des plus importantes, Draâ Ben Khedda, souffre de ce phénomène depuis des années. Son cas ne fait que qu’empirer malgré les efforts des citoyens.En fait, aujourd’hui, la majeure partie des populations est consciente des dangers de cette situation. C’est d’abord, s’accorde-t-on, sur la santé publique. L’existence de ces décharges incontrôlées attire des animaux sauvages qui provoquent souvent des maladies graves, surtout celles qui sont transmissibles comme la rage. D’autres dangers guettent les populations contraintes à vivre dans un environnement malsain et impropre. Les décharges ne sont pas seulement des sources de maladies, mais aussi un facteur majeur pour les départs des feux. C’est à partir de ces décharges incontrôlées que sont partis les plus grands incendies qui ont ravagé des centaines de milliers d’hectares.Aussi, face à cette situation, les citoyens sont de plus en plus convaincus que les CET ne sont qu’une infime partie de la solution. Longtemps présentés comme la panacée par les pouvoirs publics, ils sont remis sérieusement en doute aujourd’hui considérant que la solution définitivement est plutôt économique. La récupération des déchets s’avère en effet être l’unique moyen pour venir à bout de ces décharges. Pour les connaisseurs, ces décharges sont essentiellement composées de produits récupérables comme le verre, le papier et le plastique. Cette solution qui nécessite la contribution des populations en maîtrisant les techniques du tri sélectif est celle que proposent tous les connaisseurs. Des entreprises de récupération de déchets doivent être lancées. L’année passée, les mêmes pouvoirs publics faisaient état du prochain lancement de six entreprises spécialisées, mais jusqu’à présent, rien ne pointe encore à l’horizon. Cette solution est par ailleurs la plus adaptée à la nature urbanistique locale. Les villages qui occupent tous les espaces rendent difficiles l’implantation des CET.

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