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Impact de la crise politique sur l’économie du pays

َA qui la faute ?

Certains ont injustement pointé du doigt le mouvement de protestation populaire, le Hirak, né des marches du 22 février.

Ce n’est certainement pas se faire l’avocat du « diable » en défendant cette thèse. Ce plaidoyer repose sur des données objectives. La crise économique que vit le pays est-elle due essentiellement à la crise politique qu’il traverse ? Le Hirak en est-il la cause ? La réponse est non. Sans aucune ambiguïté. Pourquoi ? parce que l’économie nationale, qui repose essentiellement sur ses exportations d’hydrocarbures, souffre terriblement, tout simplement, du niveau bas du prix du pétrole, qui constituent l’essentiel de ses revenus en devises. Cette conjoncture ne date pas d’hier, elle est bien antérieure aux marches du
22 février, à la naissance du Hirak. Souvenons-nous : la dégringolade des prix du pétrole a commencé vers la mi-juin 2014 avant d’atteindre le fond du gouffre pour se retrouver autour de
27 dollars à la mi-janvier 2016. Un plongeon de plus de 90 dollars en moins de deux ans. Evidemment, cela fait mal. Et pour une économie qui repose sur son or noir, cela ne peut qu’être catastrophique, voire désastreux. Pour l’Algérie, schématiquement cela s’est traduit par la mise à sec de son Fonds de régulation des recettes, qui s’élevait à 70 milliards de dollars et à la fonte comme neige au soleil de ses réserves de changes qui, aujourd’hui se situent à moins de 73 milliards de dollars, ce qui s’était traduit par un recours à la planche à billets pour équilibrer ses finances, éviter la faillite et ne pas recourir à l’endettement extérieur. Cela s’est passé deux années avant le début du Hirak. Que s’est-il produit depuis, qui puisse lui être imputé ? La réticence des entreprises étrangères à venir investir dans le pays ? A notre connaissance, hormis les hydrocarbures, ils ne se sont pas bousculés au portillon dans d’autres secteurs. Ni celui de l’agriculture, encore moins celui du tourisme qui recèle des potentialités avérées pour en faire des fers de lance d’une économie qui, paradoxalement, peine à se diversifier malgré toutes les déclarations tonitruantes des gouvernements précédents. La conjoncture politique actuelle draine toutes sortes de rumeurs. Celle qui touche la compagnie nationale des hydrocarbures, un secteur qui porte à bout de bras l’économie du pays en assurant l’essentiel de ses revenus en devises, a provoqué de légitimes et vives inquiétudes. Ce qui paraît par contre évident, c’est que la crise politique a terriblement affecté les entreprises privées dont les patrons, accusés de corruption, se sont retrouvés sous les verrous, suite aux enquêtes diligentées par la justice.

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