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Dossier de la Mémoire

Abdelmadjid Chikhi sort de son mutisme

Le président du Conseil de la nation par intérim a affirmé que tout le mérite revient au président Tebboune, concernant la réactivation du dossier de la Mémoire.

Il a parlé. Abdelmadjid Chikhi est enfin sorti de son mutisme. Le conseiller auprès du président de la République, chargé des archives et de la Mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, a déclaré, jeudi, que le peuple algérien «ne renoncera jamais à sa Mémoire».
Une affirmation pour ne pas dire un euphémisme. «Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines» soulignait le militant noir jamaïcain, Marcus Mosiah Garvey. S'exprimant en marge d'une cérémonie de distinction de lauréats de diverses activités culturelles et sportives, organisée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à l'occasion de la célébration de la Journée nationale du Chahid, Abdelmadjid Chikhi a indiqué que «le peuple algérien ne renoncera jamais à sa Mémoire, car étant le sens même de son existence et la source de sa fierté». Et de soutenir: «L'Algérie est face à des défis majeurs en ce qui concerne la Mémoire, cette Mémoire que certains veulent effacer» soulignant que «le peuple algérien n'y renoncera jamais», car les peuples sans Mémoire sont «des corps sans âmes», voila pourquoi les Algériens doivent être fiers de leur Mémoire. Sur sa lancée, le conseiller auprès du président de la République, chargé des archives et de la Mémoire nationale a appelé les chercheurs dans tous les domaines à «rassembler les bribes de notre histoire et à les étudier objectivement et chronologiquement», insistant sur la coordination entre les historiens spécialisés dans l'écriture de l'Histoire, d'autant, a-t-il souligné, que «la non-réticence à l'égard des connaissances historiques contribue à renforcer la préservation de la Mémoire nationale.» Dans ce sens, Abdelmadjid Chikhi a souligné que l'impératif apport des juristes aux historiens pour comprendre la composition des institutions venues opprimer les citoyens algériens. Des institutions détruites par le colonialisme, selon Abdelmadjid Chikhi. Aussi, a-t-il souligné la nécessité de retourner étudier les institutions et de les soumettre aux historiens pour cristalliser le texte historique dans la légalité et les crimes de colonisation, ce qui permettra aux citoyens de connaître et de comprendre les instituions et reconnaître les crimes coloniaux.
Dans ce cadre, il a évoqué l'importance de l'histoire nationale et de la nécessité de son enseignement aux jeunes générations qui doivent préserver ce lien sacré avec leur glorieux passé et l'histoire révolutionnaire de leur pays libéré au prix d'immenses sacrifices et de souffrances endurées pendant plus d'un siècle. Pour Abdelmadjid Chikhi, le plus grand problème réside dans la spécialisation. Quatre semaines après la remise du rapport de l'historien français, Benjamin Stora, au président Emmanuel Macron, c'est la première fois que Abdelmadjid Chikhi s'exprime sur les «questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie». Est-ce une manière de s'exprimer sur le sujet en attendant la remise de son rapport au président Tebboune? Wait and see. Heureusement que d'autres personnalités s'expriment. Lors d'une plénière consacrée aux questions orales qu'il présidait, ce jeudi, au Conseil de le nation, Saleh Goudjil, a évoqué le rapport Stora, et a affirmé que ce dernier reste «une affaire franco-française».
En effet, le président du Conseil de la nation par intérim a fait savoir que «la position de l'Algérie concernant ce sujet sera connue en temps opportun» soulignant que «la colonisation française ne se limite pas à la seule période de la glorieuse Révolution (1954-1962), mais elle s'étale du 5 juillet 1830 au 5 juillet 1962».

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