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Présidentielle : Gaïd Salah sûr d’une participation massive

«C’est le choix du peuple !»

Les Algériens ont gardé leur confiance en leur République et en leur armée.

Le chef d’état-major de l’ANP a affiché, hier, la détermination de l’institution militaire de ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle qu’elle s’est fixée pour «remettre le pays sur la bonne voie». Cela est un engagement, vieux comme la crise qui a secoué le pays, avec la démission de l’ancien président de la République. Le retour à la légalité constitutionnelle n’est pas un exercice facile, compte tenu des circonstances qui ont prévalu tout au long des six derniers mois. Les débats à n’en plus finir, la multitude de propositions et d’initiatives et surtout les interférences qui ont chahuté la scène politique ont, quelque peu, éloigné l’opinion nationale de l’évident retour rapide à la légalité constitutionnelle. Perdus dans le tumulte d’un Mouvement populaire qui allait dans tous les sens, en raison, justement de tentatives de noyautage, les Algériens ne se retrouvaient plus dans la multiplication des slogans, parfois contradictoires et les directions que prenait leur révolution, que certaines officines veulent envoyer droit dans le mur. Face à un état de fait où la suspicion était devenue la norme, l’institution militaire n’a pas cédé aux fausses solutions, préférant, à juste titre, «définir les priorités», et s’en tenir. Une posture qui a valu à l’ANP le respect de l’ensemble de la communauté nationale, même si à travers le chahut entretenu des mois durant, certaines officines ont cru avoir créé l’illusion d’une fracture entre le peuple et son armée. Il n’en est rien de tout cela et les Algériens ont réussi à déjouer les plans machiavéliques de la «bande». Ahmed Gaïd Salah ne s’est pas trompé en soulignant dans son discours que les slogans concoctés par les aventuriers «réclament la démocratie d’une part (et) œuvrent inlassablement pour ne pas l’atteindre d’autre part». L’analyse est très juste, comme l’est également le serment solennel que le premier responsable de l’armée adresse à l’ensemble de la communauté nationale : «Que le peuple algérien soit entièrement confiant que son armée tiendra parole quelles que soient les circonstances et continuera à l’accompagner à travers tout le territoire national, et tout au long de cette phase sensible jusqu’à permettre la tenue des élections présidentielles dans la sécurité, la paix et la sérénité.» Un engagement ferme et surtout très fraternel, à même de passer pour une promesse que ferait un frère à ses propres frères et sœurs. Le chef d’état-major qui fait ce serment, traduit clairement la conviction que l’institution militaire est faite de la même pâte que le peuple qu’elle défendra contre toute agression de quelque nature qu’elle soit. Cet engagement ne relève aucunement d’une attitude paternaliste, mais souligne clairement la détermination de l’institution militaire à jouer le rôle que lui a confié la Constitution et le peuple. Le général de corps d’armée n’omet pas à ce propos de «saluer cette conscience grandissante et forte quant à l’intérêt suprême de l’Algérie que le peuple algérien ne cesse de démontrer clairement, avec persévérance et dévouement». Dans ce propos, il y a du respect pour la clairvoyance d’un peuple qui a su, jusqu’à ce jour, déjouer tous les pièges qui lui ont été tendus, à travers des appels à la désobéissance civile, notamment. Les Algériens ont gardé leur confiance en leur Etat et en leur armée et le montrent clairement à travers le souci qu’ils ont à préserver leur République. C’est ce qui compte pour les citoyens. C’est aussi l’une des missions de l’ANP. Et pour cause, c’est à travers la défense du caractère républicain de l’Etat algérien que l’option d’une présidentielle a fini par s’imposer comme la seule solution pérenne. Et c’est en raison de la volonté de l’opinion nationale à opter pour cette issue à la crise que les aventuriers «cherchent une troisième alternative aux conséquences inconnues et aux répercussions imprévisibles, car totalement loin de l’intérêt du peuple algérien», affirme Ahmed Gaïd Salah dans son discours. Le combat engagé par les Algériens pour gagner la grande bataille de la démocratie est assurément en passe d’être gagné, car tous en Algérie sont convaincus que «le meilleur moyen qui puisse permettre au peuple algérien de relever tous les défis actuels et futurs est de se prémunir contre les mensonges répétés et continus». Des mensonges qui dépeignent une fausse démocratie où les urnes sont remplacées par des slogans dangereux pour la stabilité du pays.

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