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Projet de loi de finances 2020

Cap sur l’investissement et les start-up

Des dispositions soutenant l’investissement hors hydrocarbures, ainsi que la diversification des ressources financières apparaissent dans la nouvelle mouture adoptée mercredi.

Les contours de la loi sur laquelle reposera la politique financière du pays pour l’année prochaine se dessinent. Elle sera élaborée dans un contexte particulier : l’organisation d’une élection présidentielle qui a été fixée au 12 décembre et des cours de l’or noir qui ont à nouveau plongé depuis leur exceptionnelle flambée au lendemain de l’attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes, par les rebelles houtis. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien qui n’a pu conserver ses gains, restait toutefois au-dessus des 60 dollars, hier, en cours d’échanges. Soit plus de 10 dollars que le prix (50 dollars), qui a servi de base à l’élaboration de la loi de finances. Un niveau qui est cependant loin de garantir l’équilibre financier qui se serait volontiers satisfait d’un baril à 80 dollars. Un écart qui ne peut être comblé que par un secteur hors hydrocarbures plus performant qu’il ne l’est actuellement. C’est donc à juste titre qu’ont été introduites de nouvelles dispositions favorisant l’investissement hors hydrocarbures, ainsi que la diversification des ressources financières dans la nouvelle mouture du projet de loi de finances adoptée mercredi dernier par le gouvernement. Que dit le document ? A propos de l’encouragement de l’investissement hors hydrocarbures, le PLF 2020 comprend des mesures incitatives et des facilités d’ordre fiscal au profit des start-up, activant dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies, ainsi que la création de quatre types de zones économiques sur le territoire national qui seront des incubateurs pour ce type d’entreprises, rapporte une dépêche de l’APS datée du 26 septembre.

Innovation
Cette initiative ne pouvant être promise à un succès certain sans l’amélioration du climat des affaires a conduit inévitablement au maintien de la levée des contraintes énoncées dans le cadre de la règle dite des
« 51/49 % », appliquée sur les investissements étrangers en Algérie, au profit des secteurs hors hydrocarbures (non stratégiques). La diversification de l’économie nationale est devenue une priorité, une urgence dont dépend son avenir, hypothéqué par les dégringolades récurrentes des prix du pétrole. Les secteurs qui doivent servir de fer de lance pour sortir de la dépendance aux exportations de pétrole et de gaz ont été identifiés et recensés (agriculture, tourisme, industrie…). Reste à savoir d’où doivent provenir leurs sources de financement car après l’annonce de l’abandon du financement non conventionnel par le gouvernement, il ne reste plus beaucoup d’options. En ce qui concerne un éventuel recours aux réserves de changes qui doivent être descendues sous les 70 milliards de dollars, il n’en est pas question. Le mot d’ordre du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah étant leur préservation. Reste le recours à l’endettement extérieur. Une option que le Premier ministre n’a pas exclue et qui se confirme. La diversification des ressources de financement de l’économie à travers un éventuel recours, de manière sélective, au financement extérieur auprès d’institutions financières internationales de développement en vue de financer les projets économiques structurels et rentables, figureraient parmi les mesures novatrices de la loi de finances 2020.

Rationalisation
Un tabou vient de tomber. Il faut rappeler en effet que cette option a été carrément écartée ces dernières années. Son ombre a ressurgi avec la dégringolade des prix du pétrole qui a mis fin à l’existence d’un Fonds de régulation des recettes de quelque 70 milliards de dollars et laminé un bas de laine qui avoisinait les 194 milliards de dollars fin 1993. Une situation qui a conduit l’Algérie à être près de ses sous et très pointilleuse vis-à-vis de ses dépenses. Ce qui a conduit à une politique de rigueur budgétaire dont l’accent a été mis sur
« l’impératif retour à un processus budgétaire marqué par la rigueur dans le cadre d’une approche globale consacrant la rationalisation et l’assainissement des ressources financières», tout en veillant à maintenir un taux de croissance préservant l’activité économique et les postes d’emploi, est-il recommandé par les concepteurs du PLF 2020 qui prévoient un taux de croissance économique autour de 1,8 % du produit intérieur brut au titre de l’exercice 2020. Pour réduire de manière significative le déficit budgétaire, qui s’est creusé, le gouvernement a, en outre, décidé de ne lésiner sur aucun effort pour le recouvrement de tous les droits et recettes de l’Etat (impôts, taxes et baux), ainsi qu’à la valorisation de l’exploitation des débouchés des investissements économiques publics. Un vent nouveau a incontestablement soufflé sur la façon de gérer les affaires du pays.

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