{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Financements extérieurs, chute des prix du baril et fonte des réserves de change

De quoi sera fait demain ?

Les Algériens feront face à une période de disette qui sera marquée par une crise économique et une détérioration de leur mode de vie sur le plan social.

Le contexte politique et économique n'est pas au beau fixe, la situation financière n'est pas du tout reluisante. Les caisses de l'Etat se rétrécissent telle une peau de chagrin, cela n'est pas une espèce de vue de l'esprit, loin s'en faut. Le constat émane de la déclaration du Premier ministre Abdelaziz Djerad lors des débats au sein du Parlement qui avaient trait au plan d'action du gouvernement en l'occurrence.
Djerad a publiquement annoncé que l'Etat via le gouvernement doit recourir à des financements extérieurs à long terme. Dans le même sillage, le Premier ministre a souligné à ce propos que «qu'il est possible de recourir à des financements extérieurs qui ne touchent pas à la souveraineté. Nous allons aller vers l'argent qui existe un peu partout dans le monde sans toucher à notre souveraineté», a-t-il affirmé. En parlant de souveraineté, Djerad veut rassurer les Algériens que le recours à des financements extérieurs ne signifie pas que le gouvernement va recourir à l'endettement au niveau du Fonds monétaire international (FMI). En d'autres termes également, il laisse entendre que les transferts sociaux ne vont pas pâtir de cette démarche. Le plan d'action du gouvernement qui a été adopté par la majorité des députés de la chambre basse a montré une chose importante et très délicate inhérente à la situation socio-économique. L'appareil économique est en panne, la production comme signe et apanage de la croissance et le développement n'arrivent pas à s'esquisser comme réalité de la relance économique escomptée depuis des décennies.
La rente pétrolière qui nourrissait l'approche étroite d'un système spéculatif et parasitaire dans le but de se maintenir et entériner davantage la démarche rentière fondée sur la cooptation et l'allégeance, n'a plus cette force «magique» surtout avec la dégringolade qui se maintient du cours du pétrole au niveau international. Cette situation replonge le pays dans des scénarios de crises et d'instabilité sur le plan économique et social. En conséquence, les retombées pourraient affecter l'équilibre politique et la cohésion sociale du pays.
La stabilité politique ne peut pas être consolidée juste par l'artifice juridique ou un mécanisme institutionnel, cela ne peut pas garantir le processus institutionnel en l'état si les facteurs socio-économiques ne suivent pas en termes de relance de la production et de la mise en place d'une véritable stratégie économique nationale sur la base des spécificité inhérentes au développement qui correspond au potentiel algérien et ses atouts inouïs.
Les Algériens qui se sont rangés derrière l'approche de changement radical vont se voir en train d'aborder le nouveau contexte avec un esprit de prudence et de vigilance, puisque la condition sociale et économique n'est pas du tout reluisante et favorable compte tenu de la détérioration de la situation financière du pays et la spirale dans laquelle est empêtrée l'économie nationale.
Les Algériens feront face à une période de disette qui sera faite de crise économique et de détérioration de leur mode du vie sur le plan social.
Est-ce que le sacrifice devrait se faire en retroussant les manches et s'atteler à se mettre au travail sans pour autant que les pouvoirs publics s'engagent dans une dynamique salutaire et digne des attentes et des aspirations des larges couches de la société?
La notion du travail doit certes se substituer à la notion de la rente, mais cela doit se faire sur la base d'un programme où la stratégie de développement répond à la demande cruciale quant à l'insertion de la majorité des couches et catégories actives dans le circuit de l'emploi et du travail comme vecteur de croissance et de création de richesse.
Le partage équitable et à l'échelle nationale des richesses du pays pourrait permettre à la majorité du peuple d'admettre et accepter de faire des sacrifices pour apporter sa contribution dans la construction de l'économie nationale et la création des richesses au profit des générations futures. Mais cela doit être un mode opératoire y compris des tenants du pouvoir en donnant l'exemple à travers des choix nationaux et patriotiques et non pas des choix qui rééditeront les scénarios précédents où l'argent de la manne pétrolière a été complètement détourné pour le compte d'une caste qui a siphonné le Trésor public et qui a cassé les ressorts de l'économie nationale.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré