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Les députés du parti de Ouyahia refusent de soutenir la destitution de Bouchareb

FLN-RND : le divorce

L’alliance des «frères ennemis» semble bel et bien enterrée.

Rien ne va plus entre le FLN et le RND ! Les deux partis ne sont plus sur la même longueur d’onde. Les députés de Ouyahia refusent de soutenir ceux du vieux parti dans la destitution de Bouchareb à la tête de l’Assemblée populaire nationale (APN). En effet, depuis l’élection de Mohamed Djemaï comme secrétaire général du FLN, le mot d’ordre donné aux militants du parti était de se débarrasser de l’encombrant Bouchareb, pourtant encarté FLN. Mardi dernier, le groupe parlementaire du FLN à l’APN a lancé une nouvelle offensive. Il a réitéré son appel au
3e «B» afin de déposer sa démission et de «se conformer aux décisions du parti». Lors d’une réunion d’urgence présidée par le SG et qui a regroupé les groupes parlementaires des deux chambres, les députés ont mis l’accent sur l’impératif de «faire prévaloir l’intérêt du pays sur ses aspirations personnelles», estimant que la conjoncture que vit l’Algérie, actuellement, n’est pas une période de poste, mais plutôt une période de stabilité pour elle. Mieux encore, ils ont reconnu que Bouchareb et ses cadenas avaient «volé» l’APN. Les membres du groupe parlementaire ont ainsi fait part de «leur volonté inébranlable afin de rétablir la légitimité volée de la présidence de l’APN au sein de l’unité et la cohésion entre les députés, et ce, de manière à garantir l’efficacité de l’organe législatif». On pensait alors que les carottes étaient cuites. Mais surprise : Boucharab trouve des alliés «inattendus». Il s’agit ni plus ni moins que des députés du frère ennemi, le RND. La deuxième force politique à l’APN refuse d’entrer en guerre contre le président de la chambre basse du Parlement. Le RND justifie son refus par le manque d’arguments convaincants pour une telle «opération». Surtout qu’il rappelle que le nouveau patron du FLN faisait partie de ceux qui ont imposé Mouad Bouchareb à l’Assemblée populaire nationale. Il était même l’un de ses défenseurs les plus zélés. Le RND exclut donc de participer à ce nouveau «putsch», surtout dans le contexte actuel où une nouvelle crise risquerait de mettre à genoux le pays. Un argumentaire qui ne tient vraiment pas la route pour ces deux appareils de l’Etat, dont l’alliance a résisté contre vents et marées durant les deux dernières décennies. Même les guerres larvées entre Ouyahia et les différents SG qui se sont succédé à la tête du FLN, n’ont jamais remis en cause la «sacralité» de leur alliance. Ce qui leur a permis de gouverner sans partage, durant les 20 dernières années où ils obtenaient toujours la majorité à toutes les «élections». Aujourd’hui, cette alliance semble être de l’histoire ancienne. Le divorce semble bel et bien consommé. Il leur sera désormais difficile de constituer une majorité et un consensus autour des lois, même les plus banales. Surtout que la différence du nombre de sièges entre les deux n’est pas aussi importante que cela. Le RND dispose de 100 députés, alors que le FLN en a 159. Avec de nouvelles alliances, des défections de part et d’autre ont peu assisté à la formation d’une nouvelle carte politique à l’Assemblée populaire nationale. Avec le RND dans l’opposition ? Tout est possible avec l’opportunisme qui a surgi depuis le 22 février...

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