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2,5 % d’inflation à la fin du mois d’août 2019

L’Algérie n’a pas «dérapé»

La planche à billets qui a tourné à plein régime n’a pas, comme il a été annoncé par certains experts, fait exploser le taux d’inflation.

C’est certainement la meilleure nouvelle de cette fin d’été. Elle intervient de surcroît à un moment où le pays s’apprête à faire des choix beaucoup plus en phase avec sa situation économique et les moyens financiers dont il dispose. L’Algérie ne peut compter que sur des revenus que ne peuvent lui assurer que ses exportations pétrolières et gazières alors que les cours de l’or noir font du surplace, lorsqu’ils ne plongent pas. Assurer les équilibres financiers, relancer les projets gelés, sauvegarder le pouvoir d’achat des travailleurs, dans ces conditions, en s’appuyant sur le recours à la planche à billets tendait à la longue à courir le risque de faire imploser un taux d’inflation qui, miraculeusement, a été contenu dans des proportions aussi inattendues que rassurantes. Le gouvernement a affirmé avoir définitivement renoncé à cette option. Et c’est dans le sillage de cette décision qu’a été annoncé ce qui s’apparente à une excellente performance : le taux d’inflation a atteint 2,7% à la fin du mois d’août 2019. « L’évolution des prix à la consommation en rythme annuel de l’Algérie a été de 2,5% jusqu’à août 2019 », a indiqué hier l’Office national des statistiques (ONS). Un indicateur qui se rapproche de celui pronostiqué par l’Organisation des Nations unies, une instance internationale que l’on ne peut soupçonner de complaisance. « L’inflation en Algérie devrait reculer à 2,9% en 2019 et à 2,2% en 2020», avaient indiqué, dans leur rapport annuel sur les perspectives économiques mondiales, les estimations des Nations unies rendues publiques le 21 janvier dernier à Genève. Un bon point. Même si le rapport de l’ONS met en exergue les prix des biens alimentaires qui ont augmenté de 2% en août dernier par rapport au mois écoulé. Une hausse qui a été induite, essentiellement, par une augmentation de 4% des produits agricoles frais. Quels sont ceux qui sont responsables de cette hausse ? Il y a notamment les prix des fruits qui ont augmenté de 27,6%, les légumes de 5,8%, la viande de poulet de plus de 6 % et les œufs de 6,15%. Le prix de la pomme de terre qui a pointé en baisse de plus de 10%, en août dernier par rapport à juillet a été constaté à nouveau à la hausse, ces derniers jours. Pour les prix des produits alimentaires industriels (agroalimentaires), ils ont enregistré une relative stagnation en août dernier, selon la même source. S’agissant des produits manufacturés et les services, ils ont connu de légères hausses respectivement de 0,4 % et de 0,24%. Les Algériens qui veulent meubler leurs maisons, acquérir des biens d’ameublement, doivent mettre un peu plus la main à la poche. Pour se meubler et se soigner, se déplacer..., ils devront payer davantage. Et s’ils ont prévu un budget pour l’éducation, la culture et les loisirs, ils seront obligés de le revoir à la hausse.

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