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Industrie

L’Algérie tisse sa toile

En moins d’une semaine, les feux ont été braqués sur le complexe sidérurgique de Bellara et celui du textile à Relizane, deux fers de lance de l’industrie.

Les jalons de la diversification de l’économie nationale sont mis en évidence. En moins d’une semaine, les feux ont été braqués sur le complexe sidérurgique de Bellara et celui du textile à Relizane, deux fers de lance de l’industrie. Et cette fois-ci c’est l’Ouest du pays qui est mis à l’honneur. L’Algérie tisse sa toile. «Le complexe intégré des métiers du textile (Tayal) de Relizane contribuera à la renaissance de l’industrie nationale dans ce domaine», a indiqué la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, lors d’une visite de travail effectuée le 29 août dans la région. Une sortie sur le terrain qui avait pour objectif d’évaluer l’avancement des travaux de l’usine qui figure, parmi « les principaux projets sur lesquels mise l’Etat pour créer de la valeur ajoutée et réduire la facture d’importation » a-telle expliqué. D’une superficie de 250 hectares, sa réalisation a été lancée en février 2016. Son investissement s’élève à quelque 714 millions de dollars. Il est le plus grand à l’échelle africaine. Un autre fer de lance sur lequel peut s’appuyer le pays pour sortir de sa dépendance aux hydrocarbures. Relizane sera à ce titre «un pôle de compétitivité dans cette nouvelle dynamique insufflée au secteur industriel» a assuré la ministre.

Béthioua
Les bases de l’industrialisation du pays ont été posées. C’est incontestable. Reste à en cueuillir les fruits. Une autre paire de manches car il va falloir se positionner sur un marché mondial où il va falloir jouer des coudes pour se faire une petite place au soleil. Les premières tentatives ont eu déjà lieu à travers des exportations de produits agricoles, de ciment de rond à béton tout dernièrement et pas vers n’importe quelle direction : une cargaison de 22 000 tonnes a été acheminée la semaine dernière vers les Etats-Unis par la société de droit algérien, «Tosyali», basée à Béthioua (est d’Oran) spécialisée dans la production sidérurgique. Une performance qui devait être soulignée car par les temps qui courent placer son produit au pays de l’Oncle Sam, première puissance économique de la planète de surcroît, relève de l’exploit.

Bellara
Les mesures de défense commerciale prises par le président Donald Trump constituent une barrière difficile à franchir. L’Algérie y est parvenue. Dans la foulée de cette excellente nouvelle est venue se greffer l’annonce par la ministre de l’Industrie de la réception totale du complexe de Bellara pour la fin du mois de novembre. « Le complexe sidérurgique de Bellara (Jijel), fruit du partenariat entre l’Algérie et le Qatar, devrait être pleinement opérationnel fin novembre 2019 », a indiqué Djamila Tamazirt, lors d’une audience qu’elle a accordée le 27 août à l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Hassane Ibrahim El Malki.Considéré comme l’un des plus grands d’Afrique, le complexe sidérurgique de Bellara doit contribuer à couvrir tous les besoins du pays, en particulier en matière de rond à béton. Il assure actuellement une production de 2 millions de tonnes, dont 1,5 million de tonnes de rond à béton et 700000 tonnes de fil machine. Ce complexe géant doit assurer l’autosuffisance en produits sidérurgiques du pays, dont la facture d’importation en 2011, s’était élevée à 10 milliards de dollars. D’un coût de plus de 2 milliards de dollars, il compte 10 unités, trois laminoirs, deux hauts-fourneaux, une station de gaz naturel, un transformateur électrique, une usine de chaux et une unité de traitement de l’eau. Il est, en outre, appelé à épauler le complexe sidérurgique d’El Hadjar, autre fleuron de la sidérurgie algérienne à bout de souffle, qui renaît de ses cendres. L’Algérie peut compter sur une base industrielle, non négligeable, de 1500 entreprises. Ce qui lui permet de viser une production de 6 millions de tonnes de fer et d’acier en 2019 et de 16 millions de tonnes dans 10 ans grâce, en principe, à l’entrée en activité de 10 autres usines. Si les prévisions ne sont pas contrariées, la sidérurgie assurera au pays 300 millions dollars d’ici fin 2019 et 1 milliard de dollars dans quelques années. Il y a lieu de rappeler que l’Algérie était un gros producteur de minerai de fer dans le monde, entre les deux guerres mondiales. Sa production avait joué un rôle de premier plan dans l’essor des industries de transformation de plusieurs pays européens (France, Allemagne...). Un challenge qu’elle peut à nouveau relever. 

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