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Participation à des missions de maintien de la paix, chapeautées par l'ONU

L'ANP bouscule les certitudes

Des constitutionnalistes, des spécialistes des questions de défense, ainsi que des officiers supérieurs de l'armée, sont unanimes à saluer la constitutionnalisation de ce choix stratégique.

Feux nourris contre l'ANP. Il a fallu l'adoption de la nouvelle Constitution autorisant, en ses articles 31 et 91, l'armée à participer à des missions de maintien de la paix, chapeautées par l'ONU, qu'un torrent de critiques s'abatte sur l'institution militaire l'accusant pernicieusement «de changement de doctrine», «de vouloir s'ériger en armée expansionniste», de «fouler aux pieds le principe fondateur de non-ingérence dans les affaires internes des autres pays» et tout un chapelet d'autres «péchés». Or, le fait que l'Algérie puisse, à travers son armée, participer à ces opérations, ne signifie pas qu'elle a rompu avec son principe fondamental de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats». Ce principe a été rappelé aussi bien par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le chef d'état-major, Saïd Chanegriha que par Ahmed Laraba, président du Comité d'experts chargé de formuler des propositions sur la révision de la Constitution. Derrière ces «feux du désespoir» se cache, en réalité, une idée perfide. Elle a pour objectif, sournois, de disqualifier l'armée algérienne de l'arène internationale sur laquelle elle décide de jouer un rôle majeur.
Des constitutionnalistes, des spécialistes dans les affaires de défense ainsi que des officiers supérieurs de l'armée, sont unanimes à saluer la constitutionnalisation de ce choix stratégique. «C'est une heureuse nouveauté», jubile Me Chaâbane Zerrouk. Cet ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature et ancien magistrat-conseiller à la Cour suprême estime que cette «sortie» de l'Algérie à l'extérieur de nos frontières, permettrait à notre pays «de mettre son pied à l'étrier international et sortir graduellement de son confinement interne, qui n'a que trop duré». Il faudrait que l'Algérie arrange son horloge pour la mettre à l'heure de Greenwich mean's Time. Pour Zerrouk, la décision est bénéfique du point de vue politico-diplomatique. «Cela nous donnera plus de dynamisme, plus de visibilité et de poids dans le concert des nations» et elle est intéressante aux plans socio-économique en ce sens que «nous allons nous imprégner des méthodes de travail, de gestion et de forte de près de 500 000 hommes, l'ANP a les moyens de son ambition. La révision de la Constitution survient, donc, dans un contexte régional tendu, marqué par le conflit en Libye et l'instabilité politique au Mali, ainsi que par la détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel. «L'Algérie n'est pas un pays expansionniste, c'est une doctrine qui n'existe pas dans notre armée. Cependant, il faut tenir compte de l'évolution géostratégique», relève Mokhtar Said Mediouni officier supérieur à la retraite. Il cite l'exemple d'un groupe terroriste qui attaque l'Algérie, comme cela s'est passé à Tiguentourine en 2013. Ce groupe va se replier dans un territoire où l'Etat n'existe pas comme cela a été le cas actuellement en Libye. Que faut-il faire dans ce cas? rester en spectateur?. «Je vais neutraliser ce groupe qui menace la sécurité nationale. C'est à cause de cette inaction que l'Algérie a payé le prix en janvier 2013 après l'attaque du complexe gazier d'In Amenas, qui fera 67 morts et qui paralysera ce site stratégique pendant plus d'un an. «L'attaque a été planifiée au Mali et exécutée à partir de la Libye», rappelle Akram Kharief. Ce journaliste, spécialiste des questions de sécurité et de défense, relève: «(...) rien que l'évocation de cette possibilité est un changement radical dans la région et offre un nouveau levier à la diplomatie algérienne». Clairement énoncée, assumée et revendiquée par le commandement militaire, cette option dénote «l'irréversibilité» des choix stratégiques de l'Algérie et «l'immuabilité» des principes doctrinaux de sa politique extérieure et ceux de la Défense nationale.
«La sécurité de notre pays, qui transcende nos frontières géographiques nationales, exige, à la lumière de la conjoncture régionale actuelle et ce qu'elle sous-tend comme mutations et changements, le renforcement de la protection de la sécurité et de la stabilité de notre patrie», a encore expliqué le commandement militaire. La rapide détente des stratèges militaires algériens à anticiper toute menace, notamment dans la sous-région, et, partant, à promouvoir et à sauvegarder les intérêts stratégiques du pays dérange des officines occultes. Elle bouscule les certitudes.

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