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Hirak : 6mois plus tard

La fin d’un système !

Terminé les mandats successifs, la trituration de la Constitution selon les volontés et les humeurs d’un seul homme, la fraude électorale…

Depuis la date du 22 février qui a marqué le début de la contestation d’un Mouvement populaire aussi exceptionnel qu’historique, le visage de l’Algérie nouvelle se dessine. Rien ne sera désormais plus jamais comme avant. Terminé les mandats successifs, la trituration de la Constitution selon les volontés et les humeurs d’un seul homme, ceux de l’ex-président de la République qui a incarné un système mis à nu par un Hirak qui a dévoilé tous ses errements, qui plus est a exacerbé le culte de la personnalité au point de s’ériger en «messie», sans lequel la nation sera vouée au chaos. Ce scénario brandi par tous les soutiens d’un 5ème mandat, rejeté catégoriquement par le peuple et qui a trouvé dans l’armée un soutien indéfectible et précieux pour en finir avec l’ancien système, ses caciques, ses oligarques, ses hommes d’affaires, politiques véreux dont bon nombre croupissent en prison, n’a non seulement pas eu lieu, mais il est écarté. Le dialogue s’étant érigé en unique issue à l’imbroglio politique que traverse le pays depuis la démission de l’ancien chef de l’Etat. La fameuse alliance présidentielle sur laquelle reposait sa gestion catastrophique des affaires de la nation est incontestablement définitivement enterrée. Ses chefs, patrons de surcroît des partis (FLN, RND, MPA et TAJ) qui ont soutenu mordicus la candidature de l’ex-premier magistrat du pays pour un énième quinquennat ? sont derrière les barreaux, tous poursuivis pour corruption et bien d’autres chefs d’accusation. Le Hirak a incontestablement déclenché une révolution qui a consisté à nettoyer les écuries d’Augias. Elle a sans coup férir été d’une ampleur insoupçonnée, unique dans les annales de l’Algérie indépendante. Elle a emporté deux ex-Premiers ministres ou chefs de gouvernement qui ont à eux seuls symbolisé vingt années de règne sans partage. Deux partis ont alterné, se sont succédé à la tête des différents Exécutifs depuis une vingtaine d’années, mis à part la parenthèse Benbitour qui a fini par jeter l’éponge après huit mois d’inertie, entre décembre 1999 et août 2000. Une époque qui est appelée à coup sûr à atterrir dans les poubelles de l’Histoire. L’élection d’un nouveau président devrait non seulement consacrer l’alternance au pouvoir, mais mettre fin à l’hégémonie du parti unique, ses magouilles, son recours à la fraude pour faire la part belle à des compétitions électorales saines, des scrutions transparents, libres à travers lesquels émergeront des femmes et des hommes, des responsables démocratiquement élus. Un rêve, un espoir que très peu, sinon personne n’a osé le prophétiser. Hormis les scénarios destructeurs que l’on a échafaudés pour maintenir la chape de plomb et permettre au système de se régénérer, rien ne laissait présager la naissance d’un mouvement de protestation, qui allait comme un ouragan, mettre fin à un 5ème mandat qui s’annonçait comme pratiquement acquis et emporter dans son sillage des personnalités politiques et militaires de premier plan. Dans la conjoncture aussi sclérosée, dans laquelle baignait le pays, un tel scénario ne pouvait même pas effleurer l’esprit. C’était sans compter sur l’extraordinaire énergie insoupçonnée qui couvait en chaque Algérien qui aspirait non seulement à un changement, mais à l’avènement d’une IIe République qui fasse table rase du passé. Qui mette fin aux passe-droits, à la corruption, aux pots-de-vin, à la bureaucratie…qui ont gangrené les institutions de l’Etat jusqu’à son sommet. Rien ne sera plus, jamais, comme avant !

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