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Des administrateurs pour les groupes Haddad, Tahkout et Kouninef

La fin du calvaire ?

Les travailleurs de ces entreprises doivent percevoir leurs salaires incessamment et voir leurs emplois préservés.

A qui le tour ? La question est évidente car d’autres groupes sont dans le même cas, vivent la même situation, faite d’incertitudes et de désespoir. Certains d’entre eux sont d’envergure internationale. Sovac en est un parfait exemple. Son patron, Mourad Oulmi, qui en a fait un des leaders du marché de l’automobile, a été incarcéré et mis en détention provisoire dans le cadre d’affaires de corruption. Il était le représentant exclusif du groupe automobile allemand Volkswagen en Algérie, Audi, Seat, Skoda et Porsche. Des marques de renommée mondiale qui ont redoré le blason du marché algérien de l’automobile et qui en ont remodelé son paysage.
Les affaires de justice qui ont touché son patron, ont visé particulièrement l’usine de montage automobile Sovac Production, basée à Relizane, ainsi que l’importation des kits SKD/CKD. 53 000 véhicules y avaient été assemblés fin 2018. Inaugurée en juillet 2017, elle avait commencé à assembler 11 nouveaux modèles des marques Audi, Seat, Škoda et Volkswagen. Le groupe Volkswagen assemble actuellement 15 modèles dans cette usine, exclusivement pour le marché algérien. Elle devait générer à terme 1 800 emplois directs et 3 500 emplois indirects et produire
100000 véhicules à l’horizon 2022. En 2018, les modèles Seat représentaient 41% de la production à Relizane, avec
21825 unités.Le secteur de l’automobile, touché de plein fouet par les enquêtes de justice, de la mise sous les verrous de ses principaux dirigeants, risque d’en payer les frais. En plus de Mourad Oulmi, P-DG de Sovac, Hassan Arbaoui, P-DG de Global Group et Ahmed Mazouz, responsable de GM Trade, sont emprisonnés. Les comptes de leurs entreprises, bloqués, ont mis dans la difficulté le fonctionnement de l’entreprise et interrompu les versements des salaires depuis plusieurs mois. Les travailleurs n’ont cessé de lancer des SOS pour que leurs salaires soient versés, mais aussi pour que leur outil de travail soit préservé.C’est tout l’intérêt du pays qui se débat dans une crise financière dévastatrice, doublée d’une crise politique qui n’arrange en rien ses affaires. C’est tout bénéfice pour l’économie nationale qui reste chevillée à son pétrole, en quête de « pistes » pour se diversifier. Cela serait suicidaire de jeter le bébé avec l’eau du bain.
La décision de désigner des administrateurs pour certaines d’entre elles constitue incontestablement un premier pas qui consiste à ne pas tuer le poussin dans l’œuf.
Dans un communiqué rendu public dimanche, le procureur général près la cour d’Alger a affirmé que le juge enquêteur, saisi des dossiers des sociétés appartenant aux Groupes Haddad, Tahkout et Kouninef, a rendu des ordonnances de désignation de trois administrateurs, experts financiers agréés, pour la gestion de ces sociétés.
Qu’en sera-t-il pour les autres, qui éprouvent les mêmes difficultés ? «Les mêmes mesures seront prises pour les autres dossiers de propriétaires de sociétés privées, qui font l’objet de procédures judiciaires, suite à l’ouverture de poursuites pénales à leur encontre», assure-t-on en haut lieu. La fin du calvaire pour des milliers de travailleurs qui ont non seulement vécu les pires fêtes de l’Aïd de leur existence, mais ont surtout vu leur avenir et celui de leurs enfants, en noir.

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