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Manifestations pacifiques pour le changement en Algérie

La France est «attentive»

«Nous continuerons d’être attentifs à l’Algérie et aux aspirations des Algériens, dans le respect et l’amitié qui président à nos relations», a déclaré, hier, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

La relation quasi passionnelle qu’entretiennent la France et l’Algérie est attestée. Elle vient de se vérifier encore une fois à travers la situation politique inédite que traverse le pays. L’ancienne puissance colonisatrice, qui y est très attentive, a réagi. La France est «attentive» à ce que «l’esprit de responsabilité et de dignité qui prévaut en Algérie depuis le début des manifestations puisse continuer à s’exprimer librement», a déclaré, hier, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. La France, qui s’est déjà exprimée sur le sujet, s’est gardée de tout commentaire qui apparaîtrait comme une ingérence dans le développement du contexte politique que connaît l’Algérie depuis le début des marches de contestation pacifique du 22 février qui ont poussé l’ex-président de la République à renoncer à un 5ème mandat, puis à démissionner. Une position qui n’a pas varié depuis. «Le seul souhait de la France, c’est que les Algériens puissent trouver ensemble les chemins d’une transition démocratique», a souligné le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères dans un entretien mis en ligne sur le site web du magazine Le Point. «C’est ce que nous souhaitons pour l’Algérie et c’est ce que nous espérons, compte tenu des liens profonds qui nous rattachent à ce pays. Nous sommes confiants den l’esprit de responsabilité et de dignité qui prévaut depuis le début des manifestations et qui suscite l’admiration», a-t-il poursuivi. La diplomatie française s’est montrée très prudente dans ses réactions vis-à-vis de la crise politique que vit l’Algérie. Elle a même dû réagir pour apporter quelques correctifs, suite à des déclarations qui auraient pu être considérées comme des immixtions dans les affaires internes de l’Algérie. Pas au point toutefois de susciter un froid entre les deux pays. Aucun nuage de type à assombrir leurs relations n’est apparu. Paris a affiché sa confiance à voir l’Algérie sortir triomphante de cette étape difficile de sa jeune histoire. «Nous sommes confiants dans la capacité de tous les Algériens à poursuivre cette transition démocratique dans ce même esprit de calme et de responsabilité», avait déclaré Jean-Yves Le Drian, au lendemain de la démission de l’ancien chef de l’Etat.
Le patron de la diplomatie française avait, par ailleurs, salué le «civisme remarquable du peuple algérien qui manifeste depuis près de quatre mois maintenant, pour l’avènement d’une IIème République. Je suis frappé par la dignité et la fierté du peuple algérien. Il y a une phase difficile de leur histoire, mais en même temps il y a un civisme remarquable», avait déclaré Jean-Yves Le Drian vers la fin du mois de mars à des médias, à New York, en marge de réunions de l’Organisation des nations unies. La position de Paris est de ne se livrer à «aucune ingérence» tout en assurant ne ressentir envers ce pays «aucune indifférence», avait assuré à la même époque le Premier ministre, Édouard Philippe. Un cap qui est maintenu. 

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