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Un rassemblement est prévu aujourd’hui devant l’APN

La loi qui enflamme les réseaux sociaux

La rue tient à exprimer son rejet de l’avant-projet de loi qualifié de projet d’une «recolonisation».

Les Algériens ont décidé de mener leur révolution d’une manière inédite. Ils ont choisi de manifester pacifiquement les vendredis à travers toutes les régions du pays. Leur revendication principale : libérer l’Algérie de tous ceux qui l’empêchent d’aller de l’avant et de construire sa République démocratique. Depuis 8 mois donc, les citoyens, tenaces et infatigables, continuent de battre le pavé, estimant que seul leur mouvement de protestation est à même de barrer la route à tous ceux qui viseraient à faire obstacle à leur rêve. Mais pas seulement. à travers ce mouvement, les Algériens ont affiché leur détermination à préserver l’unité et la sécurité de leur pays. Ils ont démontré une grande maturité en se levant, tel un seul homme, pour défendre l’unité nationale et dénoncer l’ingérence étrangère. Il ne s’agit point là d’une fraîche prise de conscience puisque de tout temps, l’Algérien a défendu les intérêts de son pays, au moment opportun. Faut-il rappeler que c’est la colère citoyenne qui a fait échouer le projet de l’exploitation du gaz de schiste. C’est aussi une levée de boucliers inédite qui a fait tomber la défunte loi de Khelil sur les hydrocarbures. Toujours aussi conscient et aussi mature, l’Algérien continue donc de veiller à l’intérêt général, raison pour laquelle il associe son mouvement de protestation à ses actions salvatrices pour le pays. Vendredi dernier, la rue n’a pas oublié de dénoncer haut et fort l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures. Elle a même annoncé un grand rassemblement aujourd’hui devant l’Assemblée populaire nationale pour exprimer son rejet de ce qu’elle qualifie de projet d’une «recolonisation». L’avant-projet sur les hydrocarbures a été approuvé le 2 octobre dernier, lors d’une réunion du gouvernement et devra être présenté aujourd’hui devant le Conseil des ministres. De son contenu, ne sont connues que les points qu’a bien voulu dévoiler le ministre de l’énergie, Mohamed Arkab. Ce dernier a indiqué que le texte prévoyait trois types de contrats pétroliers et la simplification du système fiscal. Pour le ministre, ces trois contrats ont été retenus «en vue d’attirer un maximum d’investisseurs étrangers, lesquels se sont réjouis de cette démarche». Mais à peine les explications du ministre ont été données que plusieurs experts ont critiqué l’avant-projet, d’autres ont estimé inopportune l’adoption d’une nouvelle loi dans un contexte de crise. Les critiques des experts, appuyées par plusieurs vidéos expliquant les dangers de cet avant-projet de loi, ont vite fait le tour des réseaux sociaux. Mais ce qui a fait enfler la polémique, c’est surtout la question de la participation des «grandes compagnies pétrolières internationales» à l’élaboration de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. En se rappelant que cet avant-projet a été lancé à l’époque du président déchu, les citoyens ont du mal à admettre qu’il soit remis au goût du jour dans un contexte politique hostile, sans qu’il n’y ait des arrière-pensées. En décidant de contester l’avant-projet de loi sans avoir la certitude qu’il va à l’encontre des intérêts du pays, le citoyen vise en premier lieu à se préserver et défendre les richesses de son pays.
L’incompréhension vis-à-vis de ce texte, si incompréhension il y a – car seuls les experts dans le domaine pourront le dire- n’est pas la faute de l’Algérien, mais celle d’un gouvernement qui n’a pas jugé utile d’ouvrir le débat sur un projet de loi qui relève de la souveraineté nationale. Dans le contexte actuel, un projet d’une telle importance doit être présenté à l’opinion publique qui a trouvé dans la révolution du 22 février, la force de contester les dérives d’un pouvoir et qui saura applaudir les performances de ses dirigeants actuels, si ces derniers ont fait ce qu’il y a de mieux pour le pays.

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