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Tizi Ouzou

La marche pour une Algérie meilleure se poursuit

A peine la prière du vendredi terminée, hier, les milliers de femmes et d’hommes ont entamé la 26ème marche pour le changement radical en Algérie. Un changement, comme l’ont clamé encore hier les manifestants, qui conduira le pays vers plus de démocratie et moins de corruption. Comme d’habitude pour la 26e fois maintenant, des centaines, puis des milliers de manifestants se sont regroupés devant le portail principal de l’université «Mouloud-Mammeri», à mi-chemin entre l’ancienne et la Nouvelle-Ville. Après quoi, les jeunes qui ont pris l’habitude d’organiser les carrés de la marche se sont mis à la tâche. Aux environs de 14 h donc, et malgré une chaleur torride et insupportable (plus de 40 degrés à l’ombre en plus d’un taux d’humidité très élevé), les manifestants ont entamé leur périple en battant le pavé et en scandant des slogans habituels dans les trois langues, kabyle, arabe et française. L’un des slogans qui a retenti le plus hier dans la ville des Genêts est celui inhérent à la libération des détenus d’opinion. Ainsi, les marcheurs de Tizi Ouzou ont encore crié leur colère de voir les porteurs du drapeau amazigh arrêtés principalement à Alger, toujours incarcérés. Ils ont alors ponctué la marche avec des mots d’ordre réclamant la libération de ces détenus auxquels il est reproché d’avoir porté atteinte à l’un des symboles de la nation, à savoir l’emblème national. «Libérez les détenus», «anwa wigi d’Imazighen», «assa, azekka tamazight tella tella», «mazalagh d’Imazighen» sont, entre autres, autant de slogans ayant dominé la marche d’hier à Tizi Ouzou. Les manifestants ont également demandé la libération du moudjahid Lakhdar Bouregaâ. On pouvait ainsi apercevoir plusieurs banderoles où étaient transcrits des slogans en faveur de la libération aussi bien de Lakhdar Bouregaâ que des dizaines de manifestantes et de manifestants incarcérés pour avoir exhibé le drapeau amazigh dans les marches. Plusieurs pancartes et banderoles étaient d’ailleurs flanquées de la photo et des portraits de Samira Messouci, élue sur la liste du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou. «Libérez Samira» a été donc l’un des mots d’ordre qui est revenu le plus lors de la même marche, a-t-on constaté. D’ailleurs, plusieurs membres des familles des détenus «accusés» de port du drapeau amazigh, étaient présents à la manifestation d’hier dont ceux de Samira Messouci ainsi que des détenus de Tigzirt, Aïn El Hammam et d’ailleurs. Bien évidemment, malgré le fait que les slogans inhérents à la libération des détenus d’opinion ont accaparé la part du lion lors de cette 26e marche du vendredi, il n’en demeure pas moins que les slogans ayant trait aux raisons fondamentales du soulèvement populaire pacifique du 22 février 2019 ont été clamés de fort belle manière hier aussi. Les manifestants de Tizi Ouzou ont continué d’exiger le départ de tous les symboles de l’ancien régime, à commencer par le chef de l’état par intérim Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Noureddine Bedoui et de toute son équipe gouvernementale. De même que les manifestants ont crié haut et fort leur rejet de la tenue de l’élection présidentielle qui serait supervisée par l’actuel gouvernement dont la désignation remonte à l’époque de l’ancien régime. Quant au dialogue qui se prépare actuellement, les manifestants l’ont contesté dans le fond et dans la forme, en scandant une dizaine de slogans à son sujet.

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