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26e vendredi consécutif

La mobilisation au rendez-vous

Cette nouvelle manif hebdomadaire, la troisième depuis le début du mois d’août, est un test réussi par le mouvement.

Des dizaines de milliers de citoyens ont manifesté à nouveau massivement dans les rues d’Alger-Centre pour un 26e vendredi consécutif d’un mouvement de protestation qui s’apprête à boucler son 6e mois. Malgré les fortes chaleurs, la mobilisation reste forte au niveau de la capitale. Certains observateurs prévoient même un retour en force de la mobilisation dès la rentrée sociale.
La 26e marche s’est déroulée, hier, sous un soleil de plomb. A travers leur marche imposante, les manifestants ont tiré à boulets rouges sur tous ceux qui incarnent l’ex-pouvoir de fait. Ils ont scandé «c’est ou nous ou ce pouvoir, on ne va pas s’arrêter», «le peuple vent son indépendance», «unis, on fera partir le gang au pouvoir puis tout le reste», clament-ils. Ils ont surtout affiché leur refus de dialoguer avec les figures de l’ancien régime. Ils ont aussi exigé des mesures d’apaisement avant la tenue des concertations menées par l’instance de Karim Younès. Ils ont clamé l’«autodétermination du peuple» : «le peuple veut son indépendance», ont-ils scandé au niveau de plusieurs haltes. En somme, ils ont arboré des banderoles et entonné des slogans habituels de la révolution pacifique : «Algérie libre et démocratique», «Goulna Yetnahaw gaâ (on a dit que tous les symboles du régime doivent partir)», «justice indépendante», «Etat civil, non militaire».
Les manifestants ont vilipendé les médias. Ils dénoncent la «censure qui s’est abattue telle une chape de plomb sur les médias publics et privés». «Système dégage!», «Y en a marre de ce pouvoir», »libérez nos enfants », ont-ils clamé en chœur.
Les manifestants réclament le départ du gouvernement de Bedoui et du chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah ainsi que d’autres symboles du régime Bouteflika ». « L’application des articles 7 et 8 de la Constitution, stipulant que le peuple est source de tout pouvoir », est scandé. Pour de nombreux observateurs, la mobilisation est un peu plus importante que celle de vendredi passé. Cette nouvelle manif hebdomadaire, la troisième depuis le début du mois d’août , est un test réussi par le mouvement.
Par ailleurs, il était environs 13h 45 quand des carrés de manifestants commencent à affluer à partir de la rue Didouche-Mourad, depuis la place du 1er-Mai, Bab El-Oued en passant par la place des Martyrs vers la Grande Poste, point de ralliement du Mouvement populaire né le 22 février dernier. Vers 14h et demie, l’emblématique Grande Poste et les rues adjacentes étaient noires de monde. Ainsi en plein mois d’août, la mobilisation ne faiblit pas. Il faut noter que face à la déferlante des manifestants, un dispositif sécuritaire impressionnant a été mis en place dès l’aube.
Des accès au parvis de la Grande Poste, ont été barricadés. Idem pour le tunnel des Facultés, demeurant fermé aux manifestants depuis le quatrième ou le cinquième vendredi. Cette manifestation intervient dans un contexte où l’Instance de dialogue, conduite par Karim Younès, compte lancer des consultations avec des partis politiques. Enfin, d’après un manifestant venu de Tizi Ouzou, une dizaine de barrages filtrants ont été dressés sur la route, qui sont autant de goulots d’étranglement de la circulation automobile.

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