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Des pluies torrentielles sur 16 wilayas ont causé d’innombrables dégâts

La nuit du déluge

Des rues transformées en oueds, des habitations inondées, des voitures emportées par des eaux en furie, des personnes y ont malheureusement laissé leur vie, d’autres ont été miraculeusement sauvées d’une mort certaine…

Les foudres du ciel. Ce qu’a vécu Alger dans la nuit de jeudi à vendredi donne un instantané de la situation quasi apocalyptique qu’ont vécu 15 autres wilayas du pays. Relizane, Chlef, Ain Defla, Tipaza, Blida, Médéa, M’sila, Boumerdès, Tizi-Ouzou, Bouira, Tiaret, Tissemsilt, Laghouat, Djelfa et Bordj Bou Arreridj étaient concernées elles aussi par un bulletin météo spécial annonçant de fortes pluies accompagnées localement de chutes de grêle et de vents violents. Sa validité a débuté jeudi à 18h00 et s’est poursuivie jusqu’à hier, vers 9h00 du matin. Une nuit de déluge.
à Alger et ses environs le ciel a déversé ses premières grosses averses aux environs de 20 heures. Elles étaient annonciatrices de dégâts importants. Les premiers échos n’ont pas tardé à parvenir relayés par des chaînes de télévision qui allaient diffuser, pratiquement en temps réel, des images aussi spectaculaires qu’épouvantables dont le metteur en scène serait une météo en folie. Des rues transformées en oueds, des habitations inondées, des voitures emportées par des eaux en furie, des personnes miraculeusement sauvées d’une mort certaine… les Algérois au même titre que leurs concitoyens de nombreuses villes du pays ont cru vivre l’apocalypse.

Frayeur
On ne défie pas les lois de la nature sans s’exposer au danger tout comme on ne peut y échapper que de façon miraculeuse lorsque l’on croise leur chemin. Dans ce second cas de figure c’est plutôt la faute à pas de chance.
C’est exactement le cas de cette jeune fille que l’on croyait sauvée d’une mort certaine. Elle a été extraite par les sapeurs-pompiers de sa voiture inondée par des pluies diluviennes à Bir Mourad Raïs sur les hauteurs d’Alger.
Elle a été transférée au service de réanimation de l’hôpital Mustapha Pacha. On a malheureusement appris son décès hier. Elle était âgée d’à peine vingt ans ! Les trombes de pluies qui se sont abattues sur la capitale e t sa périphérie ont inondé plusieurs rues, des maisons et des locaux commerciaux notamment dans les communes de Bir Mourad Raïs, Hydra, Ben Aknoun et Gué de Constantine, Bab el Oued et Alger-Centre. Plusieurs véhicules ont été emportés par les flots au niveau de la rue des frères Bouadou à Bir Mourad Raïs, suscitant la panique parmi les habitants. Le bidonville «Cité de la Concorde» au niveau de la commune de Gué de Constantine a été submergée par les eaux, créant une grande frayeur parmi les riverains.
Les services des travaux publics de la wilaya d’Alger sont intervenus au niveau d’au moins 10 points submergés par les eaux où le trafic routier a été paralysé en particulier au niveau de la rocade Est-Sud d’Alger (Ben Aknoun-Zéralda) et (Bab Ezzouar - l’aéroport). L’élévation du niveau d’eau de l’oued Ouchaïeh (est d’Alger) et Mejbar Sidi (entre la commune de Bouzaréah et de Bab El Oued) a causé une paralysie du trafic routier.
Le cœur de la capitale offrait de son côté un spectacle désolant. De la place des Martyrs en passant par la Grande Poste jusqu’à la place Maurice Audin, il était impossible de circuler, les rues se sont transformées en torrents, emportant tout ce qui se présentait sur leur passage tout en submergeant habitations et locaux commerciaux.

Furie
Des eaux en furie qui ont envahi les bouches de métro, infiltré le nouvel aéroport d’Alger, les édifices et les habitations de plusieurs communes de l’Algérois. «Plusieurs opérations d’épuisement des eaux pluviales infiltrées dans plusieurs habitations et édifices publics de différents quartiers des communes de Hydra, Sidi Mhamed, (habitations et bouches de métro), place des Martyrs(habitations et bouches de métro), Chéraga, Bab el Oued, Baraki et Alger-Centre», souligne un communiqué de la Protection civile. Un bien triste constat qui montre que les moyens nécessaires ne sont pas mobilisés pour faire face à ce type de phénomène.
Les intempéries, qui ont touché plusieurs régions du pays, interpellent plus que jamais et à plus d’un titre les pouvoirs publics pour éviter à nos villes d’être inondées, d’être à la merci de ce type de phénomènes climatique. Certes les canalisations, les avaloirs ne sont pas curés ou le sont trop tard, amplifiant les dégâts jusqu’à les rendre irréparables.
Cela n’est certainement pas suffisant. C’est toute la politique, la stratégie de gestion de nos villes par rapport aux catastrophes naturelles qui doivent être revues et pensées. La leçon doit être définitivement retenue. A moins que le bricolage ne soit érigé en modèle de gestion. Il faut s’attendre dans ce cas à le payer cash !

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