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Elle organise une conférence nationale le 15 juin prochain

La société civile s’implique

Le mouvement réitère son attachement à un dialogue sérieux en posant comme condition le départ des trois B et l’application effective des articles 7 et 8 de la Constitution.

Elle veut contribuer à la solution. La société civile s’engage à trouver une issue à la crise qui secoue le pays. Elle organise une conférence nationale le 15 juin prochain. C’est ce qui ressort d’une réunion tenue samedi soir au siège du Cnapest. «L’objectif est de dégager une feuille de route consensuelle qui pourra servir de base pour une sortie de crise», a affirmé le président du mouvement RAJ, Abdelwaheb Fersaoui. Contacté par nos soins, ce dernier précise que c’est la troisième rencontre entre les trois collectifs, à savoir celui des dynamiques de la société civile pour une transition démocratique et pacifique, la Confédération des syndicats algériens et le Forum de la société civile. «Une commission mixte a été mise en place pour étudier les propositions de chaque collectif afin d’élaborer une feuille de route consensuelle», a-t-il affirmé tout en insistant sur le fait que la société civile est un acteur incontournable dans toute démarche visant à sortir le pays de l’impasse.
Une fois cette feuille de route dégagée, explique Fersaoui, il sera question de contacter les partis politiques pour les associer à ce projet. «Nous voulons travailler, en premier temps, entre association pour pouvoir parler d’une seule langue et rassembler nos propositions puis nous allons nous adresser dans la seconde étape aux partis politiques et les autres intervenants», a clarifié notre interlocuteur. Dans le communiqué ayant sanctionné les travaux de sa réunion, la société civile a remis sur le tapis les revendications du mouvement populaire. Alors que le pouvoir rejette catégoriquement la période de transition, elle appelle à la nécessité d’accélérer ce processus qui consacre la rupture avec le système actuel et mettra fin à la corruption et la fraude électorale et garantir la construction d’institutions crédibles et légitimes.
Le mouvement réitère son attachement à un dialogue sérieux en posant comme condition le départ des trois B et l’application effective des articles 7 et 8 de la Constitution qui consacre le pouvoir au peuple.
Le mouvement appelle également à la levée de toutes les restrictions imposées aux manifestants lors de la marche du vendredi.
Le mouvement demande également l’arrêt des arrestations et des poursuites judiciaires engagées contre les militants des droits de l’homme et des activistes. Depuis le début du mouvement populaire, la société civile multiplie ses rencontres et les débats dans les espaces publics autour de la situation de crise que traverse le pays. La société civile ne veut plus rester en marge du mouvement, bien au contraire, elle s’impose comme force de proposition.
Les représentants de la société civile refusent tout dialogue en l’absence des garanties exigées. Elle rejette même l’option de l’élection présidentielle proposée par le chef d’état-major de l’ANP. «Si le pouvoir veut aller vers un véritable dialogue sérieux et ouvert à tous, il pourra désigner une commission composée de personnalités intègres et acceptées du peuple et c’est à ces membres qu’échoira la tâche de mener le dialogue avec les forces politiques et sociales», a soutenu Fersaoui. Par ailleurs l’initiative de la société civile va-t-elle trouver un écho auprès des partis et du pouvoir? Celle-ci risque de connaître le même sort que les nombreuses initiatives proposées par les uns et les autres. Attendons pour voir !

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