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Les prix du pétrole ont terminé la semaine en forte baisse

Le baril fait de la résistance

Son prix se maintient au-dessus des 62 dollars après avoir frôlé les 68 dollars au lendemain des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes.

Le baril a connu une semaine mouvementée. L’envolée des cours de l’or noir au lendemain des attaques de drones menées par les rebelles houtis contre d’importantes installations pétrolières saoudiennes n’a finalement pas fait long feu. Après avoir bondi au-dessus des 70 dollars, ils ont clos la semaine, qui s’est achevée vendredi dernier, à 61,88 dollars. Un plongeon qui risque de laisser des traces. On le saura dès demain qui marquera le début d’une semaine qui sera toute aussi cruciale. Car si le rythme de cette descente aux enfers se poursuivait il y a de fortes chances que l’or noir plongerait nettement sous la barre symbolique des 60 dollars. Le baril donnant l’impression de s’être inscrit dans une longue période d’indécision, le scénario reste tout à fait réaliste. Il est incarné par ce retour brutal des prix du pétrole à leur niveau d’avant les attaques de drones contre des infrastructures saoudiennes de premier plan qui, finalement, ont retrouvé leurs capacités de production plus vite que prévu. Le géant pétrolier saoudien Aramco dont deux sites majeurs ont été visés par des frappes le 14 septembre, a rétabli ses capacités de production à 11,3 millions de barils de brut par jour, ont annoncé mercredi trois sources au fait des opérations de la compagnie à Reuters. Si certains dirigeants saoudiens avaient dans un premier temps qu’il faudrait plusieurs mois pour un retour à la normale, les mêmes sources ont précisé que le site d’Abkaïk fonctionne désormais à 4,92 millions de barils par jour et celui de Khouraïs à 1,3 million de b/j, tout juste 10 jours après les attaques. A cela il faut ajouter une autre donnée et non des moindres : la hausse plus que prévue des stocks américains. Le rapport hebdomadaire sur l’état des stocks de pétrole US publié par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), le 25 septembre, a fait état d’une hausse inattendue observée la semaine dernière. Les stocks de brut ont ainsi augmenté de 2,41 millions de barils à 419,54 millions alors que les économistes et analystes interrogés par Bloomberg misaient en moyenne sur une baisse de l’ordre de 250 000 barils. Une hausse des stocks correspond à une expansion de l’offre de brut, ce qui fait mécaniquement chuter les prix des barils. C’est dans cette conjoncture morose que l’Opep a annoncé le prix atteint par son panier qui se maintient, contre vents et marées, au-dessus des 62 dollars après avoir frôlé les 68 dollars au lendemain des attaques contre les installations pétrolières saoudiennes. Le prix du panier de 14 pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi en fin de semaine à 62,31 dollars après avoir atteint 62,35 dollars mercredi dernier, selon les données de l’Organisation publiées, sur son site Web. Ce recul a été enregistré sur fond d’une probable escalade de guerre commerciale entre Washington et Pékin. « Des responsables américains sont en train de discuter des façons de limiter les flux des portefeuilles des investisseurs américains vers la Chine», a indiqué l’agence Bloomberg, «brifée» par des sources proches du dossier. Une mesure qui pourrait enfoncer davantage le baril malgré le taux de conformité de l’accord de la baisse de production Opep-non Opep de 1,2 million de b/j, conclu le 8 décembre 2018 et reconduit jusqu’en mars 2020, qui a atteint le taux de 159% en juillet 2019. L’Opep réagira-t-elle ? L’Arabie saoudite, son chef de file, qui l’avait insinué en cas de plongeon de l’or noir semble avoir la tête ailleurs…

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