{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Blida, Djelfa, Tiaret, Aïn Defla et Tissemsilt…

Le ciel est tombé sur les têtes !

Routes barrées, inondations, dégâts matériels en tous genres, bâtisses effondrées, trémies inondées, citoyens forcés de passer la nuit sur les routes...

Un jeudi de l’angoisse ! Le 12 septembre a été cauchemardesque pour les habitants des wilayas du Centre et de l’intérieur du pays. Un orage de fin d’été s’est transformé en inondation, faisant de gros dégâts matériels, mais surtout des morts et des blessés ! À l’image de ces deux enfants emportés par les crues dans la wilaya de Djelfa. Leurs corps sans vie ont été
retrouvés, hier. Pendant que la jeune fille de Bir Mourad Raïs (Alger) rendait son dernier souffle à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger ! Toutefois, le bilan aurait pu être beaucoup plus dramatique au vu de la situation : en quelques minutes les rues d’Alger, Blida, Djelfa, Tiaret, Bouira, Aïn Defla et Tissemsilt, pour ne citer que celles-là, se sont transformées en véritables lagunes telles qu’à Venise, avec cependant une violence des eaux !
Des torrents de boue ont dévalé, charriant des pierres et autres détritus jusqu’à l’entrée des maisons. Comme à Médéa, dans la commune de Seghouane, où une femme a été cernée par les eaux à l’intérieur d’un local commercial. Elle n’a dû son salut qu’à l’intervention des agents de la Protection civile qui l’ont sauvée in extremis.
À Ksar El Boukhari, dans la wilaya de Médéa, un bus s’est carrément renversé ne faisant heureusement aucune victime. Choqué, un enfant a été pris en charge par les éléments de la Protection civile.
Il faut dire que les pompiers ont été de véritables « anges gardien» en cette soirée qui avait un amer goût d’un certain 11 novembre 2001. Ils étaient à la rescousse des citoyens en détresse avant de s’occuper de «dégager» les eaux infiltrées. «À Ain Defla, à travers les quartiers des communes de Rouina, Djelida, Arib Khelis et Miliane, ont été menées plusieurs opérations d’épuisement des eaux pluviales infiltrées», révèle un communiqué de la direction générale de la Protection civile. «Dans les wilayas de Tissemsilt, commune de Khemisti, Tiaret et Blida, la Protection civile a mené de nombreuses opérations d’épuisement des eaux pluviales infiltrées à l intérieur des maisons», a poursuivi la même source.
Les pompiers sont aussi intervenus pour rétablir la circulation. «Dans la wilaya de Djelfa, des routes ont été coupées à la circulation, notamment, dans la commune de Had Sahary, la RN 89, suite à la montée des eaux de l’oued Boutechiche et le CW Num 167B, pour la même raison , selon le communiqué. Par ailleurs, la RN 40 a été coupée à la circulation suite à la stagnation des eaux pluviales», indique encore le communiqué. En fait, cette «nuit de l’enfer» sonne comme un énième avertissement aux pouvoirs publics sur la négligence dont ils font preuve.
Encore une fois, c’est le même scénario que celui de rentrée sociale. Les premières pluies mettent à nu l’incurie des maires. Les avaloirs étaient obstrués, et ceux qui ne l’étaient pas ont vite été bouchés par la traînée des ordures qui a dévalé avec les eaux.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours